Une gestion autoritaire de la crise qui renforce l'exploitation et la surveillance

En adoptant, dès ses premières interventions, la posture et la rhétorique du « chef de guerre » et de « l’union sacrée », Macron a placé la gestion de la crise du Covid-19 sous le signe de l’autoritarisme. Rien de bien surprenant, certes, au vu des modalités d’exercice du pouvoir de la Macronie depuis mai 2017, mais la vitesse à laquelle un certain nombre de décisions ont été prises et imposées aux salariéEs et à la population parle d’elle-même.

Sur les lieux de travail, les mécanismes d’exploitation ont été considérablement renforcés, avec de multiples « aménagements » à ce qui reste du code du travail. Il s’agit pour la bourgeoisie et son personnel politique d’imposer aux salariéEs de produire toujours plus, au mépris de leur santé et de leurs droits, afin de compenser au maximum les pertes économiques liées à la crise actuelle, mais aussi d’imposer durablement des reculs sociaux considérables.

À l’échelle de la société, la gestion autoritaire de la crise, à coups d’amendes et de discours culpabilisateurs, a pour objectif de dissimuler la responsabilité du gouvernement dans la situation sanitaire catastrophique, au nom de la « responsabilité individuelle ». Il s’agit en outre, de manière opportuniste, de se saisir de la situation pour banaliser un certain nombre de pratiques, qu’il s’agisse de la normalisation des contrôles de la police et de l’armée ou de l’introduction de technologies de surveillance d’une ampleur jusqu’alors inégalée.

Autant d’attaques antisociales et liberticides sur lesquelles nous revenons dans ce dossier, sans prétendre à l’exhaustivité, et face auxquelles, même dans le difficile contexte que nous connaissons, l’heure est à la résistance.

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