Solidarité avec les migrant-e-s

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En septembre 2015, l’UE adoptait un plan de « relocalisation » des migrantEs : 120 000 d’entre eux devaient être transférés, depuis l’Italie et la Grèce, dans les 28 pays de l’UE, pour y être hébergés. Deux ans plus tard, cet objectif, qui a été rapidement revu à la baisse (98 000), est très loin d’avoir été atteint : environ 28 000 réfugiéEs ont en effet été « relocalisés », soit moins de 25 % de l’objectif initial, déjà dérisoire au regard de la population de l’UE – plus de 500 millions d’habitantEs. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que le refus d’accueillir des migrantEs n’est pas lié à des raisons matérielles ou économiques, mais politiques. 

Nous avons eu l’occasion à de multiples reprises de dénoncer le traitement des migrantEs par les autorités françaises et le racisme institutionnel de ces dernières, qui reprennent une à une les propositions d’une extrême droite toujours à l’offensive. La France n’est malheureusement pas une exception, comme le montre le tour d’horizon européen que nous vous proposons dans ce dossier, de la Grèce à l’Allemagne en passant par l’Italie. Partout en Europe, le sort des migrantEs est révoltant et, fort heureusement, la révolte s’organise et redonne de l’espoir, même si elle est encore loin de permettre d’imposer un autre rapport de forces global. 

 

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