Pour un socialisme du 21e siècle

Le capitalisme met l’humanité et la planète en danger. Il génère des crises qui se conjuguent : crises alimentaires, économiques, écologiques, énergétiques, financières, sanitaires, sociales, tensions internationales et guerres, dont les conséquences sont toujours dramatiques...

La mondialisation, marquée par une offensive des classes dominantes contre les travailleurs et les peuples pour augmenter les profits, aboutit à une crise profonde et structurelle du mode de production capitaliste lui-même. Il n’y a pas d’autre solution que de s’attaquer à la racine même de ce système entré en faillite. Il n’y a pas un « bon » capitalisme productif opposable au capitalisme financier qui l’aurait perverti. Le capitalisme « vert » n’est qu’un mirage.

Un autre monde est possible : libérées de la propriété capitaliste, la production et la répartition des richesses pourront bénéficier à la société tout entière. Se nourrir, se chauffer, se loger, se soigner, s’éduquer, se cultiver, se déplacer sont des besoins essentiels qui doivent être garantis pour toutes et tous.

Le socialisme, l’écosocialisme, c’est le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. C’est la démocratie des producteurEs associés décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins.

Dans le cadre d’une nouvelle organisation de la société, dont la finalité sera l’utilité sociale et non plus le profit, les producteurEs et les citoyenEs, autonomes et responsables, décideront de développer les activités économiques qui bénéficient à la collectivité, et écarteront celles qui mettent en danger les populations et leur environnement. Le socialisme que nous voulons ne propose nullement un développement illimité de la production, mais se fonde au contraire sur la satisfaction écologique des besoins sociaux.

Le socialisme du 21e siècle favorise et encourage l’épanouissement individuel de toutes les personnes, c’est une association où le libre développement de chacunE est la condition du libre développement de touTEs.

C’est à nous de décider !

Il n’y a pas à choisir entre les urgences, qu’elles soient sociale, écologique ou démocratique. La construction d’une cause commune aux exploitéEs et aux oppriméEs se forge dans les résistances quotidiennes, dans les embryons d’alternatives concrètes : contre les licenciements, contre l’austérité, pour la défense du code du travail et la Sécurité sociale, contre les grands projets inutiles et néfastes, contre la pérennisation de l’état d’urgence, en défense des migrants, contre le racisme et les discriminations, par des expériences associatives ou coopératives, etc. Ces luttes quotidiennes sont d’autant plus nécessaires qu’il ne s’agit pas seulement de résister, mais qu’elles peuvent à tout moment concentrer l’opposition au gouvernement, le rejet de la logique du profit et déboucher sur un changement de société.

Nous utilisons, défendons et faisons vivre les droits démocratiques pour mener le combat politique. Il n’est pas possible de mettre l’État et les institutions actuelles au service d’une transformation politique et sociale. Il n’y a pas de demi-mesure possible si nous voulons réellement changer nos conditions de vie. Nous devons confisquer à ces quelques dizaines de milliers de profiteurs le contrôle de la société et de nos vies. À tous les niveaux nous devons nous approprier l’espace public, créer nos outils de décisions et de contrôle populaire. C’est à nous de décider des choix qui nous concernent, cela passe par des réseaux de soutien mutuel de solidarité capables de renforcer les résistances et de générer des institutions autonomes en situation de contrecarrer les assauts de l’ordre néolibéral.

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