Mobilisation contre le CPE : chronologie

16 janvier : Villepin annonce la création du CPE. 

17 janvier : Réunion unitaire des organisations de jeunesse qui déclenche la mobilisation.

31 janvieret 2 février : Manifestations de la CGT, puis de l’éducation, utilisées par les militantEs pour construire le mouvement, organiser des assemblées générales...

7 février : 400 000 personnes en manifestation, dont 20 000 à Rennes et Toulouse, 6000 au Mans. Rennes 2 entre en grève, avec une AG à 2500. à Toulouse et Nantes, les AG dépassent rapidement 1000 personnes.

9 février : Villepin utilise l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi sur l’égalité des chances en procédure d’urgence.

18 février : Première coordination nationale étudiante, à Rennes. Elle rassemble une centaine de délégués de 33 universités. La direction de l’Unef tente de contrôler la coordination, mais elle lui échappe en cour de route.

25 février : Deuxième coordination étudiante, à Toulouse (boycottée par la direction de l’Unef). Elle appelle à étendre la grève et les blocages, et à réunir une coordination à Jussieu la semaine suivante pour rattraper la direction de l’Unef.

7 mars : Un million de personnes manifestent (400 000 selon la police).

9 mars : La loi est adoptée au Parlement.

10 mars : 45 universités sont en grève. Les coordinations nationales regroupent 400 délégués représentant 150 sites universitaires. Une coordination lycéenne regroupe 40 villes. Plus de 1000 lycées sont bloqués lors des journées d’action.

16 mars : 500 000 personnes manifestent. 64 universités sur 84 sont mobilisées.

18 mars : 1,5 million de manifestantEs.

20 mars : 73 % de la population est favorable à la modification ou à l’abandon du CPE.

21 mars : 69 universités sur 84 en grève.

28 mars : 2,7 millions de manifestantEs.

30 mars : Le Conseil constitutionnel valide le CPE.

31 mars : Chirac promulgue la loi.

4 avril : 3 millions de manifestantEs.

10 avril : Le gouvernement retire le CPE. Plusieurs universités votent la poursuite du mouvement pour obtenir le retrait de toute la loi, mais la grande majorité des étudiantEs considère avoir gagné et négocie la reprise des cours et des examens.

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