En finir avec l’ordre policier

La vague de mobilisation internationale contre le racisme et les violences policières pose la question du rôle fonctionnel de la police dans le système d’exploitation et d’oppression qu’est le capitalisme. La répression policière est au cœur des structures de perpétuation de la domination, articulée aux politiques d’incarcération de masse. Indispensable pour les classes dominantes, le système carcéral-policier participe d’une stratégie de criminalisation/pénalisation de la misère et de la révolte contre un ordre injuste.

« La police », ce ne sont pas seulement les fonctionnaires en uniforme ou dans des bureaux, mais un corps social aux ramifications diverses, jusque dans le secteur privé. On assiste ainsi à des phénomènes de privatisation des fonctions policières, avec la multiplication des corps privés auquel l’État cède une part de l’exercice de la « violence légitime », tout comme l’on assiste à une privatisation de l’univers carcéral. S’en prendre sérieusement à « la police », ce n’est donc pas seulement contester les agissements de telle ou telle structure, mais poser la question de la fonction répressive de/dans l’État capitaliste et des moyens d’y mettre fin.

Nous reviendrons dans ce dossier sur les modalités de la violence policière, terme employé ici au singulier pour souligner son caractère structurel, ainsi que sur le racisme de l’institution policière française, avant de poser la question de la possibilité et des moyens d’en finir avec la police.

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.