Une semaine avec Philippe Poutou

La semaine dernière, Philippe a participé à deux réunions publiques, puis a conclu sa semaine avec la manifestation de Bordeaux et une participation « dimanche 41 mars » au forum des luttes de la Nuit Debout à Paris...

À Vitry-sur-Seine, première réunion du candidat

Le mercredi 6 avril à Vitry-sur-Seine (94), plus d’une quarantaine de personnes sont donc venues à la réunion publique organisée par le comité NPA local, avec Philippe. De fait, c’était sa première réunion après sa désignation comme candidat du NPA à la présidentielle.

Adrien, militant syndicaliste, a présenté brièvement le projet de loi El Khomri et a fait le point sur l’état de la mobilisation dans sa boîte et au niveau interprofessionnel. Philippe a ensuite enchaîné sur la situation générale, modifiée très positivement par la mobilisation en cours, même si ça n’efface pas les graves reculs de ces dernières années, notamment la défaite sur les retraites en 2010 et si cela ne doit pas faire oublier les autres sujets brûlants, l’état d’urgence, les migrantEs, les « Panama papers », etc. Au-delà de la revendication du retrait du projet de loi travail, Philippe a montré l’urgence de réponses anticapitalistes à la crise et la nécessité pour cela d’un outil, la construction d’une force politique anticapitaliste.

Un débat riche et de qualité a suivi : sur les forces et les faiblesses de la mobilisation en cours, une réelle dynamique militante dans la jeunesse et chez les salariéEs, un potentiel important mais les difficultés pour l’élargir, la complémentarité avec le mouvement naissant des « Nuit debout », en quoi une organisation comme le NPA peut être utile dans ce contexte, etc.

à Bordeaux, on discute du mouvement

Le lendemain, nous étions une bonne centaine dans l’amphithéâtre de l’Athénée municipal de Bordeaux pour une réunion publique préparée assez vite par les réseaux sociaux, des tractages dans les manifs, devant les boîtes, les marchés, et des affichages des différents comités.

Tant dans les interventions de Vincent, infirmier à l’hôpital psychiatrique Charles-Perrens en lutte (voir l’Anticapitaliste n°330), d’Océane du comité jeunes et du comité de mobilisation de l’université Bordeaux 2, que de Philippe et de la salle, il y avait la révolte et la fierté d’avoir relevé la tête après ces années de coups non rendus, de démoralisation, de montée des idées réactionnaires et xénophobes. Sûr que le mouvement El Khomri encourage à intervenir collectivement, à faire de la politique partout où on est, dans son usine, dans son quartier, dans les « Nuit Debout », aujourd’hui que la gauche gouvernementale nous attaque directement au service des patrons (et de leurs paradis fiscaux), que le Front de gauche est empêtré dans sa solidarité avec ses alliés de « gauche »… 

Les jeunes, bien présents dans la salle, mais aussi les plus anciens, ont insisté sur la nécessité de nous déployer en défendant l’intégralité de notre programme, en appelant à construire ensemble le parti dont a parlé Philippe, l’outil indispensable à nos luttes et à l’inévitable affrontement avec le pouvoir. Un débat riche dans lequel sont intervenus de nouveaux camarades dont certains ont laissé leur contact, avant-goût de la manifestation qui allait suivre et d’un premier mai festif et militant que le NPA 33 prépare déjà !

Fin de semaine dans la rue... et sur les places !

à Bordeaux où Philippe a manifesté samedi 9 avril, la manifestation a réuni comme partout moins de monde que la précédente, mais l’ambiance n’était pas à la morosité : toujours l’espoir, c’est loin d’être fini... Tout au long de la manifestation, Philippe a eu beaucoup de discussions, avec des jeunes toujours mobilisés... et aussi avec des moins jeunes. Des personnes aussi demandeuses pour conserver le contact.

Et pour bien terminer une semaine chargée mais enthousiasmante, Philippe a participé aux « Nuits debout » à Bordeaux, puis à Paris où se tenait dimanche dernier un forum des luttes. Dans une ambiance toujours détendue et fraternelle, de nombreux échanges ont eu lieu, surtout avec des jeunes, même très jeunes. Ceux-ci discutaient économie, écologie, représentation politique ou démocratie. S’interrogeant sur ce que pense le NPA, les discussions ont aussi logiquement porté sur la présidentielle : se présenter faire quoi ? Faire entendre une autre voix ?L ’unité à gauche ? Se regrouper ? Tout cela dans un climat de confiance où certes pointe la crainte et la méfiance de la récupération politique... Mais on nous rassure en nous disant qu’avec nous, c’est pas pareil !

Le NPA en campagne : à suivre... et à faire !

CorrespondantEs

 

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