Un week-end sur Mai 68 : tirer les leçons pour mieux recommencer

50 ans après la plus grande grève générale de l’histoire occidentale, l’occasion était trop belle pour ne pas en apprendre plus au sujet des bases sur lesquelles a fleuri le joli mois de mai. 

Pour mieux comprendre les événements de mai-juin 1968, une centaine de sympathisantEs et militantEs jeunes du NPA se sont réunis à Paris le week-end des 2 et 3 juin pour réfléchir à la grande période de lutte des classes que représentèrent les « années 68 », en France comme à l’international.

S’armer stratégiquement

Afin de ne pas déconnecter ce week-end du contexte de lutte importante qui a traversé plusieurs secteurs durant les derniers mois, un meeting, rassemblant cheminotEs, postierEs, hospitalierEs, étudiantEs, ainsi que Pierre Granet, militant NPA, membre fondateur de la LCR, lycéen en 1968, a inauguré l’événement.

Plusieurs thèmes ont été abordés durant le week-end, afin de redonner la dimension de lutte des classes internationale très souvent omise, volontairement, par tous ceux qui, à l’occasion des 50 ans de Mai 68, commémorent ce qui n’aurait été qu’un élan, dans la jeunesse, de libération des mœurs. Des incursions ont par exemple été faites au cœur de ce qu’était la guerre d’Algérie et de la politisation de toute une génération, découlant de la lutte contre l’impérialisme français, ou encore dans l’émergence de mouvement féministe en dehors des cadres des syndicats et/ou partis traditionnels. La radicalité accumulée de la fin des années 1960 a débouché sur des expériences intéressantes, comme la tentative d’autogestion de l’usine Lip dans les années 1970, tandis que le mai rampant italien devenait le terreau fertile dans lequel a pu se développer l’autonomisme.

Au-delà de l’apport théorique et stratégique énorme de 1968, les formations ont permis un début de discussion concernant les interventions de la jeunesse du NPA dans les secteurs de l’éducation, en lien avec les cheminotEs, les postierEs, les hospitalierEs, etc.

Tirer des leçons des luttes passées et présentes reste une nécessité pour les révolutionnaires, afin de s’armer stratégiquement dans la lutte contre la classe dominante. Ce week-end était une des étapes pour s’assurer de mener un Mai 68, cette fois ci, jusqu’au bout.

Barbara Reiner

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