Pour le retrait total de la réforme, contre Macron, tou-te-s ensemble dans la grève !

Après mardi, la journée dite de « négociation », rien n’a bougé du coté gouvernemental. Si celui-ci cherche à créer un climat de démobilisation en discutant de « l’âge pivot » qu’il pourrait aménager, il ne revient pas sur l’ensemble de sa réforme. Pendant ce temps, le mouvement continue, gagnant même de nouveaux secteurs. Tout est possible ces prochains jours.

Beaucoup de bruit pour rien

Depuis trois semaines, le pouvoir avait donné rendez-vous aux organisations syndicales pour un nouveau round de « discussions » ce mardi 7 janvier. Une journée qui n’a à peu près servie à rien, tant Macron, Philippe et Cie restent arc-boutés sur la défense de leur retraite à points dont personne ne veut. Espérant trouver une issue à la mobilisation qui dure depuis plus d’un mois, ils cherchent à remettre en selle certaines directions syndicales, en particulier celles de la CFDT et de l’UNSA, marginalisées depuis plusieurs semaines par la radicalité de la lutte, en proposant de discuter uniquement de « l’âge pivot ». Ils annoncent même vouloir discuter vendredi de la tenue d’une possible « conférence sur le financement » du système de retraites, proposition venue de la direction de la CFDT...

Le mouvement de contestation n’est pas dupe de ce petit jeu qui reviendrait à nous faire avaler un recul social en deux temps : accepter aujourd’hui la réforme « systémique », c’est-à-dire une retraite à points qui se traduira par une baisse des pensions, et dans quelques mois (en plein cœur de l’été ?), à l’issue de « discussions » entre le gouvernement et les directions syndicales les plus dociles, la dimension « paramétrique », c’est-à-dire le recul de l’âge de départ à la retraite selon différentes modalités (mise en place d’un « âge d’équilibre » à 64 ans avec décote, augmentation du nombre d’annuités nécessaire pour avoir le taux plein, etc.).

L’extension de la lutte, c’est maintenant !

Après une coupure de fin d’année qui n’a pas été la « trêve » tant espérée par le pouvoir, les cheminotEs et salariéEs de la RATP engagés dans la grève reconductible depuis un mois restent bien présents et de nouveaux secteurs rentrent aujourd’hui dans la danse. Ainsi les 8 raffineries du pays, dont celle de Grandpuits (la seule de région parisienne) sont massivement en grève depuis mardi, voire totalement bloquées, les enseignantEs des écoles, collèges et lycées massivement en grève jeudi avec des secteurs en reconduction vendredi, et la jeunesse étudiante active avec de nombreux blocages ou débrayages de partiels et AG. Autant de signes qui montrent que la mobilisation peut s'élargir.

C’est tout l’enjeu de ces prochains jours : être massivement en grève et dans la rue jeudi, reconduire vendredi et construire de puissantes manifestations samedi. En réponse au mépris de Macron, il s’agit d’accélérer le rythme en construisant une grève massive et continue dans de nouveaux secteurs du public et dans les entreprises du privé dont les travailleurs/euses sont aussi directement concernés par les projets du gouvernement. La généralisation de la grève n'a pas encore eu lieu et c’est désormais l’unique objectif des prochains jours.

Une victoire sur les retraites sera un point d’appui important pour en arracher d’autres, car stopper ce recul social entraînerait une fragilisation politique du macronisme, le principal représentant du Medef et des intérêts des capitalistes comme le fonds de pension BlackRock. Cela ouvrirait la voie à la possibilité de les dégager tous, une bonne fois pour toutes !

Mercredi 8 janvier 2020

Tract disponible ici

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.