Parrainages : Objectif reconversion

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Nous sommes à présent à un mois de la date fatidique et nous approchons des 300 parrainages. La difficulté est de taille, mais la réussite est encore largement possible…

L’effort des militantEs, qui passent de nombreuses heures sur les routes toutes les semaines depuis plusieurs mois, à la rencontre des maires ruraux est payant. Nous avons récolté en un seul mois plus de 100 promesses de parrainage et nous avons encore plusieurs centaines de maires hésitantEs à revoir ces prochains jours, ces prochaines semaines. Si nous maintenons et renforçons la dynamique, c’est largement faisable. En 2012, sur cette période, nous avons réussi à récolter environ 270 nouveaux parrainages. Mais encore une fois, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces à quelques jours de la reconversion…

Des difficultés supplémentaires

Cette année, les règles des 500 parrainages ont été modifiées, augmentant les difficultés pour les petits candidats, et renforçant encore le côté antidémocratique de la récolte des parrainages. Plusieurs changements étaient à prévoir : les formulaires ne pouvaient plus être récoltés par le candidat, mais envoyés directement par les maires ; la publication des parrainages au fur et à mesure ; un rétrécissement du nombre de jours prévus pour la période de reconversion, passant d’un mois à trois semaines. Sauf que cela n’était visiblement pas encore suffisant…

Ainsi, alors que la circulaire annonçait que les formulaires devaient être envoyés le jeudi 23 février, le Conseil constitutionnel annonce aujourd’hui que le décret de convocation des électeurs sera publié le samedi 25 février au Journal officiel, avec dans le même temps l’ouverture de la période de recueil de parrainages. Les préfectures devront donc faire parvenir les formulaires officiels aux 42 000 parrains potentiels pour ce samedi 25 février… Mais dans les faits, à cause de cet envoi dans le week-end, on risque en réalité de perdre au moins trois jours par convertir les parrainages. Loin d’être une petite affaire pour les petits candidats.

Résister au « tous pourris »

L’affaire Fillon, si elle a pour nous clarifié à une échelle de masse ce qu’est ce système politique et le monde de politiciens professionnels, rend parfois difficile la discussion avec les élus des petites communes dont le ras-le-bol de ce système se fait sentir. La 5e République est à bout de souffle. Mais la pression qui repose sur les maires ruraux est de plus en plus forte. Il faut faire comprendre que Philippe, ouvrier anticapitaliste, n’est pas de ce monde-là.

Dans cette période, nous popularisons nos revendications démocratiques, pour empêcher la professionnalisation de la politique : contrôle et révocabilité des éluEs, pas d’indemnité supérieure au salaire moyen (2 200 euros net). Nous répétons que nous sommes en faveur d’un parrainage citoyen, et que, alors que tous les politiciens traînent d’énormes casseroles, ce serait un comble que le seul dont on est certain qu’il n’y touchera pas, soit empêché – par des procédés antidémocratiques – de porter un discours de rupture avec le capitalisme et ses institutions.

Plus que jamais, touTEs sur les routes !

Nous pouvons y arriver, même si nous ne pouvons nier les difficultés. Pour cela, il va falloir voir et revoir les maires hésitants, et prendre dès aujourd’hui rendez-vous avec les maires qui nous ont déjà promis leur signature afin d’être certainEs qu’ils reconvertissent leur parrainage. 

Alors que notre candidat est de plus en plus visible dans les médias, que les meetings réunissent de plus en plus de monde, nous ne devons pas baisser les bras. TouTEs sur les routes !

L’équipe « parrainages » du NPA

 

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