Parrainages : Notre état d’urgence démocratique !

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Voilà quelques mois, le NPA s’est lancé dans la collecte des fameux 500 « parrainages » pour pouvoir participer à l’élection présidentielle.

Cette obligation légale n’a pour but que d’empêcher l’expression politique des petits candidats et a été durcie par le gouvernement PS. En effet, tous les élus qui signent pour les candidats verront dorénavant leur nom publié au Journal officiel. Et contrairement aux autres années, nous ne pourrons pas collecter les formulaires officiels auprès des maires, mais ce sera à eux les envoyer directement au Conseil constitutionnel, avec tous les risques d’erreurs que cela comporte (oubli du tampon officiel de la mairie, faute dans le nom du candidat...), invalidant ainsi un certain nombre de formulaires de parrainage.

Comme si ces mesures anti-­démocratiques mises en place par l’État ne suffisaient pas à nous bâillonner, l’ensemble de la presse nous boycotte : depuis plus d’un mois, Philippe n’a été invité à participer à aucune émission politique à l’audimat un peu musclé, tant en radio qu’en télé. Alors que par exemple, les médias invitent sans compter un guignol à l’ego démesuré comme Alexandre Jardin, lui qui ne représente que sa petite boutique : une devanture de personnalité « hors-parti », mais à l’arrière-boutique bien sociale-libérale...

Du sursaut à la mobilisation générale

La mise en route du NPA dans cette tâche ingrate a été laborieuse, certains militantEs n’étant pas convaincus de la possibilité de succès de l’opération ou de son intérêt politique... Mais depuis quelques semaines, les équipes sur les routes sont plus nombreuses, les comptes rendus écrits lors des déplacements de village en village circulent en plus grand nombre, et les bilans sont établis avec le plus grand sérieux. Des centaines de milliers de kilomètres ont déjà été parcourus par des centaines de militants, et des milliers de maires ont déjà été rencontrés...

Le sursaut est bien présent mais, avec 170 promesses de « parrainage » à ce jour, nous n’arrivons pas encore à rattraper le retard pris par rapport à 2012. Ce sursaut doit donc devenir une mobilisation générale. Il faut maintenant que chaque comité du NPA mène cette bagarre en planifiant des départs, en menant un travail de conviction pour décider enfin les militantEs « sceptiques » et celles et ceux qui soutiennent le NPA de nous rejoindre dans cette quête. Nous avons imprimé un nouveau matériel (4 pages, lettre aux maires ruraux, carte de vœux...), il faut donc maintenant s’en servir en partant sur les routes. Nous avons deux mois pour nous démener et trouver les « parrainages » manquants. Ce sera rude, mais il est encore possible de renverser la situation et d’assurer la présence de Philippe Poutou à l’élection présidentielle. Si nous ne nous battons pas aujourd’hui pied-à-pied, nous nous retrouverons en situation de devoir subir cette élection présidentielle, et ensuite à être inaudibles lors des élections législatives...

Soyons-en convaincu, il est impératif que le seul candidat ouvrier à la présidentielle soit présent lors de l’échéance présidentielle. C’est ainsi que nous pourrons défendre nos propositions pour une politique de justice sociale, de justice écologique, en faveur des oppriméEs et des exploitéEs. Cela ne dépend que de notre rage à arracher signature après signature !

L’équipe « parrainages » du NPA