Macron président. Résister aux politiques qui font le lit du FN

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Marine Le Pen, la candidate du Front National n’a pas été élue et nous nous en réjouissons. Pour nous, le FN ne sera jamais un parti comme les autres. Derrière quelques revendications sociales reprises de façon démagogique, son programme reste la destruction des droits démocratiques, la remise en cause de tous les droits du mouvement syndical et du mouvement social. Il développe un programme de division des exploitéEs, visant à renforcer les discriminations contre les personnes d’origine immigrée, un programme de haine raciste qui vise à épargner les vrais responsables de la misère et du chômage. Le FN a obtenu 10,5 millions de voix et il serait dangereux de considérer que le problème est derrière nous.

Ne pas laisser le Front National être l’opposition politique à Macron

Le FN se construit sur le désespoir des classes populaires, sur la perte des repères de classes, sur la crise profonde du système capitaliste et de la crise politique et institutionnelle qui en découle. Il va tenter de capter la colère qui se développera contre la politique de Macron le banquier, l’héritier de Hollande. Ministre, celui-ci a inspiré des lois de régression sociale comme celle qui porte son nom ou la loi travail. Macron va donc poursuivre une politique d’austérité contre les catégories populaires, au nom de la liberté d’entreprendre, de la rigueur et de l’équilibre budgétaire… Son programme ? En finir avec les 35h, casser la Sécurité sociale, diminuer le nombre de fonctionnaires, aller encore plus loin dans la casse du Code du travail…

Préparer de nouvelles batailles

Notre point d’appui est la faible légitimité de ce président mal élu. Il a recueilli seulement 23% des voix au premier tour, 17% des inscrits. Nous devons nous unir pour préparer la résistance face à un Macron qui déclare vouloir gouverner par ordonnances pour imposer son programme antisocial. Une période de combat est devant nous, et nous devons organiser le « tous ensemble », inverser le rapport de forces, construire un front pour défendre dans l’unité nos droits sociaux et démocratiques. Des militants syndicaux et associatifs ont commencé à préparer la riposte, dans divers appels et manifestations, et dans des mobilisations contre les licenciements, chez Tati, Whirlpool et tant d’autres. Tous ces combats vont dans le bon sens, mais il ne faut pas se faire d’illusions : ce ne sont pas des milliers de manifestants qu’il faut pour renverser le rapport de forces, mais des millions.

L’urgence de construire un parti pour les exploités

Pour préparer cet affrontement, nous avons besoin d’une force politique pour nous représenter nous-mêmes, organiser notre camp social face aux patrons et aux possédants. Un parti de combat, ancré dans les luttes quotidiennes, qui n’a pas peur de s’en prendre à la propriété capitaliste, qui défende la rupture avec les institutions nationales et européennes. Un parti féministe, écologiste, internationaliste, pour la transformation révolutionnaire de la société. Il y a urgence.

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