En finir avec la fatalité du chômage et des licenciements

En 10 ans, ce sont près de 500 000 emplois qui ont disparu dans le seul secteur de l’industrie. Lors de plans de suppressions de postes ou de fermetures d’entreprises, moins de 50% des travailleurs/ses licenciéEs retrouvent un emploi dans les deux ans. Quand une usine ferme, le nombre d’emplois supprimés dans le bassin économique peut être multiplié par trois.

C’est une véritable saignée à laquelle le Medef, soutenu par le gouvernement, s’est livré pour relancer ses profits suite à la crise de 2008. Bien souvent, des entreprises rentables (mais pas suffisamment du point de vue des actionnaires), qui touchent des millions d’euros d’aides publiques, dégraissent leurs effectifs pour augmenter la productivité par travailleur et ainsi augmenter leurs marges !

Et cela a fonctionné : en 2017, les bénéfices des entreprises du CAC40 ont augmenté de 24% et les actionnaires français sont parmi les mieux lotis du monde en terme de dividendes versés. 

Les couches populaires ont bel et bien payé la crise des capitalistes. Ils nous mettent à la porte et leur rentabilité augmente !

 

Privé, public, même combat

Dans la fonction publique, les gouvernements successifs depuis 10 ans ont également commencé à opérer des réductions importantes d’effectifs avec la règle du « non remplacement d’unE fonctionnaire sur deux » par exemple. Le gouvernement Macron prévoit quant à lui 160 000 suppressions de postes dans le quinquennat. Une catastrophe quand on sait le manque de personnels dans les écoles ou les hôpitaux par exemple !

Dès l’automne, le gouvernement va s’en prendre aux fonctionnaires et tentant de remettre en cause leur statut : limitation du déroulement automatique de carrière, recrutement hors concours qui vont de généraliser, plans de départs « volontaires » …

 

Lutter contre les licenciements et pour le partage du temps de travail tout de suite !

Nous ne sommes pas de vulgaires kleenex, qu’on pourrait exploiter ou virer en fonction des besoins du patronat ! La reprise des profits ne rendra pas plus raisonnables des capitalistes. Pour preuve, l’entreprise Ford, multinationale florissante, vient d’annoncer la fermeture de son site en Gironde où travaille notre camarade Philippe Poutou. Pourtant, ce site est rentable et a par ailleurs touché, depuis des années, de nombreuses subventions publiques.

Les « Ford » appellent ainsi à une manifestation unitaire à Bordeaux ce samedi 30 juin, aux côtés d’autres entreprises menacées. Dans une situation difficile, ils ont compris que la sauvegarde de leur travail passerait par la lutte commune avec les autres secteurs en luttes. 

 

Aujourd’hui, il y a trop de chômeurs/ses et trop de travail pour celles et ceux qui ont la « chance » d’avoir un emploi. Face à cela, le NPA revendique :

- Le partage du temps de travail entre touTEs. D’abord à 32 heures puis jusqu’à disparition complète du chômage,

- L’embauche d’un million de fonctionnaires pour satisfaire les besoins de la population,

- La mise sous contrôle des salariéEs et de la population des entreprises qui ferment ou licencient. C’est collectivement que nous devons pouvoir décider de ce que l’on produit en fonction de nos besoins.

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