Dijon (21) : Un air de mai 68

Ce mercredi 6 avril avait effectivement à Dijon un petit air de mai 68 avec la venue d’Alain Krivine pour une réunion publique. Celui-ci y a développé les différences et les rapprochements entre mai 68 et la mobilisation actuelle. Il a souligné les limites de l’auto-organisation, ainsi que le rôle de la répression dans les deux cas. La coupure était bien plus forte entre lycéens-étudiants et salariés en 68, mais la conscience de classe était moins diluée et le salariat davantage concentré. Cathy Billard a relaté les ébauches de convergences de luttes dans le 93 (organisation de la solidarité après l’état d’urgence, luttes sur le logement, luttes sociales, sans papiers), des convergences qui sont bien trop absentes dans notre département. Enfin, Lucie Magagnini a développé la relance et le renouvellement du mouvement féministe après 68 et l’actualité du féminisme qui a toute sa place dans les luttes actuelles et les débats du mouvement « Nuits debout ». Dans le contexte d’offensive antisociale qui touche particulièrement les femmes, avec un sexisme souvent présent même dans le mouvement, il est important que cette dimension soit réaffirmée. Même s’il n’y avait que 6 partipantEs qui n’appartenaient pas au NPA (étudiant, salariéEs précaires ou chômeurs...), la discussion a pu continuer en cassant la croûte... Et bien qu’il n’y ait pas eu de relais médiatique avant notre réunion, Alain a eu un écho dans le journal local qui a titré « Il faudra un mai 68 qui réussisse », ainsi que sur le site « Grand Est ». C’est ce profil que nous avons développé à l’assemblée générale de « Nuit debout », qui a regroupé 400 participantEs trois jours plus tard...

 

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