Contre la répression, pour la justice sociale, préparons le tou·te·s ensemble !

L’Acte 19 des Gilets jaunes restera marquée par les images de cette militante niçoise d’ATTAC, Geneviève Legay, 73 ans, violemment chargée par la Police et grièvement blessée alors qu’elle manifestait pacifiquement, le drapeau de la Paix à l’épaule. C’est tout un symbole, celui de la répression aveugle du gouvernement Macron-Philippe contre le mouvement des Gilets jaunes qui continue encore et toujours à lutter pour la justice sociale et les droits démocratiques.

Le macronisme, un autoritarisme sans précédent

Les « grands » médias en parlent peu, Macron et son gouvernement ont pris un tournant autoritaire sans précédent : utilisation de l’armée pour le maintien de l’ordre, adoption de la loi « anti-casseur » qui remet en cause le droit de manifester, arrestations préventives décidées par le préfet, utilisation d’armes « à létalité réduite » contre des milliers de manifestant·e·s…

Depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, 8700 personnes ont été placées en garde à vue, 2000 ont été condamnées dont 800 à des peines de prison ferme. Près de 1800 sont en attente de leur jugement. Par ailleurs, depuis le mois de novembre, les violences policières ont tué une personne – Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène – et blessé des milliers d’autres, dont 222 blessées à la tête, 22 éborgnées et cinq mains arrachées...

Pour défendre nos libertés, unité contre les violences policières

Il y a urgence à lancer une vaste campagne unitaire pour dénoncer cette politique et imposer :
- une amnistie générale et sans condition pour toutes les Gilets jaunes victimes de la répression policière et judiciaire exercée par le gouvernement Macron ;
- l’abandon et l’interdiction de toutes les armes dites non-létales mais dont l’utilisation conduit à des mutilations ou à des morts, telles que les flash-balls et les grenades de désencerclement ;
- que la lumière soit totalement faite sur les chaînes de commandement responsables des violences policières ayant abouti à des blessures de manifestant·e·s.
- le retrait de la dite « loi anti-casseur » qui est une remise en cause totale du droit de manifester.

Construisons un grand mouvement d’ensemble

Samedi dernier, malgré les menaces de répression du gouvernement, nous étions plus nombreuses et nombreux dans la rue que la semaine précédente. Et le mouvement des Gilets jaunes reste soutenu par une majorité de la population. Après la journée de grève et de manifestation du mardi 19 mars, dans beaucoup d’entreprises ou de services publics (comme dans le secteur de l’éducation nationale), des grèves locales se multiplient contre la casse sociale, pour de meilleures conditions de vie. En particulier, c’est d’une hausse générale de tous les revenus dont nous avons besoin, pour une augmentation des salaires de 300 euros et un SMIC à 2000 euros net. Un minimum pour vivre dignement !

Dans la jeunesse, une nouvelle génération se lève pour la justice climatique, remettant en cause le capitalisme et son productivisme. En Algérie, c’est tout un peuple qui se mobilise pour dégager le système. Ces mobilisations montrent qu’en ce début de printemps, la perspective reste bien la construction d’un grand mouvement d’ensemble des travailleurs/euses et des jeunes : des grèves, des blocages, des manifestations, pour mettre en échec Macron, son gouvernement et le patronat.

Lundi 25 mars 2019

 

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