Le 21 mars, contre tous les racismes, contre l’extrême droite

En janvier, des attentats odieux ont été perpétrés par des individus se réclamant  de Daesh et Al Qaeda, organisations réactionnaires, ennemies des travailleurs et des travailleuses. La juste émotion ainsi provoquée a permis au gouvernement d’accélérer son offensive antisociale et réactionnaire, sous couvert d' « union nationale ». Celle-ci est un piège tendu à notre camp social, une manœuvre de division des exploitéEs.

L’offensive raciste, sécuritaire, autoritaire du gouvernement

Elle s’appuie sur une stigmatisation des musulmanEs, somméEs de se désolidariser des attentats et de prouver leur appartenance à la « communauté nationale ». Le gouvernement prétend lutter contre le racisme, mais il véhicule l'idée d’un « problème de l'immigration », favorise l’amalgame entre musulmanEs et terroristes, pourchasse les Rroms et les sans-papiers, laisse les mains libres à la police dans les quartiers populaires. Il prétend lutter pour la liberté d’expression, mais interdit et réprime les manifestations.

L’offensive sécuritaire se double d’une dérive autoritaire, particulièrement visible dans les établissements scolaires, où des enfants ayant refusé les minutes de silence, ou posé des questions jugées dérangeantes, sont signalés à la police, et des enseignantEs ayant organisé des débats sont suspendus.

Une politique impérialiste et antisociale

L'union nationale sert aussi à justifier les interventions militaires qui visent à défendre les intérêts de la bourgeoisie française... au nom de la « lutte contre le terrorisme », bien sûr !. Quel cynisme quand on sait que l'impérialisme porte depuis des décennies une responsabilité directe et indirecte dans la déstabilisation de l'Afrique et du Moyen-Orient.

Ces manœuvres visent à étouffer toute contestation de l’offensive antisociale en cours, à masquer la casse du Code du travail par la loi Macron, et à masquer ou justifier la répression des syndicalistes ou de ceux qui contestent les projets destructeurs de l’environnement (à Notre-Dame-des-Landes, Sivens).

Ripostons !

C’est bien sûr le Front national qui récolte les fruits de cette politique : Valls a beau le dénoncer, le FN se nourrit bien de sa politique. L’offensive des classes dominantes nécessite une riposte, contre tous les racismes, les inégalités sociales et les guerres impérialistes. Pour combattre le racisme  et les attaques contre les droits des salariéEs, la mobilisation de toutes et tous est incontournable. SalariéEs du public et du privé, en emploi ou privéEs d’emploi, nous devons nous unir pour faire reculer le gouvernement, le patronat et l’extrême droite, pire ennemie des minorités et des travailleurs/euses.

CONTRE toutes les formes de racisme, POUR la fin des contrôles au faciès et le retrait des lois racistes visan,t avant tout, les musulmanEs

CONTRE la stigmatisation et le quadrillage policier des quartiers populaires, POUR la fin de l’impunité policière et le retrait des lois liberticides et sécuritaires

CONTRE la chasse aux migrantEs et aux Rroms, POUR la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote des étrangers et la liberté de circulation et d’installation, l’arrêt des démantèlements des camps de Rroms

CONTRE l'offensive réactionnaire et le FN, POUR la construction de mobilisations unitaires contre l’extrême-droite

CONTRE la guerre, POUR le retrait immédiat des troupes françaises du Mali et de Centrafrique et l'arrêt de l'intervention en IRAK

CONTRE la loi Macron et les politiques d’austérité, POUR des augmentations de salaires et une réduction du temps de travail permettant à toutes et tous d’avoir un emploi.

MANIFESTATION LE 21 MARS 2015

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