Le NPA au salon de l’Agriculture

Le 28 février, grâce à notre camarade Michel, éleveur de porcs blancs dans le Finistère, nous avons pu échanger avec un milieu où le NPA est peu présent, et développer l’intérêt de lier les luttes, où qu’elles soient, contre un système qui asservit les humains et détruit l’environnement. 

Nous avons rencontré Jordan, jeune paysan en « installation progressive ». En attendant la reprise de la ferme familiale, à la retraite de son père, Jordan, BTS agricole, a deux mi-temps : l’un à l’extérieur, rémunéré, l’autre chez ses parents, sans salaire, comme « aidant familial ». Dans 10 ans, il lui faudra passer « l’épreuve du banquier », qui validera ou pas son projet. Il connaît les mécanismes financiers nécessaires pour pouvoir garder la terre familiale. Son idée est d’être « autonome » sur l’exploitation. Une idée retrouvée dans d’autres échanges. 

Il n’a pas encore réfléchi à une transition en bio (ses parents limitent la chimie mais ne sont pas prêts à plus). Pour lui, l’État se contredit quand il vante les productions bio, les encourage dans les cantines, publie des alternatives naturelles pour lutter contre les ravageurs et recréer des sols vivants et, dans le même temps, supprime les aides au maintien en bio au-delà de 3 ans.

Sortir de l’agriculture productiviste capitaliste

Puis, nous avons discuté avec Jean-Claude, animateur au CIVAM (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural). Ce mouvement, né dans les années 1950 pour « l’émancipation du monde paysan », a créé, en 1987, Accueil paysan, association à buts touristique, pédagogique, social... et aujourd’hui d’accueil des migrantEs. Si l’État envoie ces derniers dans les zones rurales pour les disperser, les reléguer, Accueil paysan montre que l’accueil des réfugiéEs, comme à Boen-sur-Lignon (Loire), peut créer des emplois, favoriser le commerce et permettre le maintien des services publics tout en les intégrant dignement !

La distribution du 4 pages préparé par la Commission nationale écologie a été stoppée par l’organisateur du salon, peu enclin à défendre la biodiversité politique. 

Des évolutions dans le milieu agricole sont perceptibles : à nous d’être ouvertEs pour appuyer les revendications qui favorisent la sortie de l’agriculture productiviste capitaliste dont se détournent de plus en plus de paysanEs et de consommateurEs.

Isa, Michèle, Sophie (Commission nationale écologie) 

 

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