Dès la rentrée, repartons sur les routes !

Cet été, bon nombre de camarades ont pris les routes, pas seulement celles des vacances, mais pour continuer malgré la période estivale à chercher les précieux parrainages.

Le résultat est là, encourageant puisque nous abordons cette rentrée avec plus de 100 signatures à l’heure où nous écrivons cet article.

Nous avons franchi un cap mais le plus gros de l’effort est devant nous. 100 signatures durant les deux mois d’été où les maires comme bon nombre de militants partent en vacances, prouvent qu’une fois la rentrée passée nous pouvons obtenir une centaine de signatures par mois en nous y mettant tous. Le NPA a besoin de ces parrainages pour ne pas être bâillonné les prochains mois.

L’injustice démocratique de cette règle ne doit pas nous faire oublier que, contrairement à d’autres prétendants à l’élection présidentielle, nous sommes un parti, une réalité politique et donc militante. Nous ne bénéficions d’aucun réseau autre que celui du mouvement social. En effet, certains maires nous ont donné des signatures ici et là, car militant syndicalement dans les mêmes entreprises que nous, dans les mêmes associations de parents d’élèves, réseaux de soutien aux sans-papiers, et de ce fait sont convaincus de la pertinence d’une candidature NPA à ces élections.

L’amplification de la crise qui touche de plein fouet les salariés mais aussi certaines collectivités ayant contracté des emprunts pourris doit renforcer, dans notre interpellation quotidienne des élus, l’utilité d’une candidature anticapitaliste.
Le système capitaliste est en crise majeure, la mondialisation vendue depuis des décennies comme bienfaitrice ruine des pays, des peuples entiers, soulevant la colère de milliers d’indignés, jeunes, salariés, exclus : la candidature de Philippe Poutou doit nous permettre de nous exprimer dans le cadre de cette campagne le plus largement possible. Pour cela, notre tâche principale dans les mois qui viennent et dès maintenant, c’est la recherche des 500 parrainages.

Et des parrainages il nous en faudra bien plus de 500 avant février pour être sûrs, au moment où les formulaires officiels seront envoyés, de transformer nos promesses en véritables parrainages et les déposer le 16 mars 2012, enfin assurés de notre participation au débat et donc au scrutin.

Cette tâche n’est pas des plus faciles et est, à vrai dire, assez inédite pour des militants anticapitalistes. Mais cette expérience, découvrir la France rurale, les villages et villes qui ont été les premiers à perdre des services publics (fermeture de postes, de classes et d’écoles) est source d’enseignements. Les discussions peuvent donc être riches même s’il ne s’agit pas de convaincre les élus de notre programme mais de l’utilité de notre présence puisque notre courant est dans tous les débats et toutes les élections. Un parrainage nécessite de se rendre chez le ou la maire, le plus souvent à son domicile, de discuter, de ne jamais fermer la discussion afin de pouvoir revenir si le parrainage n’est pas confirmé. Ce dernier est d’ailleurs très rarement acquis au premier passage. Il faudra repasser deux, trois, dix fois parfois pour décrocher la fameuse promesse !

C’est d’ailleurs dans ce « réservoir » des plusieurs centaines de maires à revoir que nous décrocherons les 500 parrainages. Plusieurs centaines d’élus nous ont déjà proposé de repasser les voir, certains laissant entendre que, s’il nous manque des signatures, « peut-être... qu’alors... ». Il ne faut pas attendre février pour aller les voir. Six mois c’est court et nous ne pouvons prendre de risques.

Alors il ne nous reste plus qu’à prendre nos voitures, en emprunter, équipés de GPS ou de cartes routières, du mode d’emploi et des cibles1, et en avant vers les 500 !

Thibault Blondin

1. Circulaire hebdomadaire du NPA spécifique à la recherche de parrainages.

Pour toute information, écrire à : signatures.npa@gmail.com

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