Bulletin santé - sept. 2014

Ce gouvernement de combat ne cédera que par la force!

Donnons nous les moyens de le faire reculer!

Valls déclare son amour aux patrons...et la guerre aux salariés 

Les patrons réunis à l'Université d'été du MEDEF ont ovationné Manuel Valls, venu faire sa déclaration d'amour à "l'entreprise". « La droite n’a jamais fait aussi bien que la gauche actuellement au pouvoir » a déclaré l'un d'eux ! On a les remerciements qu’on mérite ! 

Les meetings de patrons sont désormais le seul endroit ou ce gouvernement "de gauche" peut se faire acclamer, alors que l'exaspération contre lui monte dans le "peuple de gauche" : salariés, précaires, jeunes, retraités. 

Après avoir "débarqué" les ministres qui s’étaient permis de timides critiques à la politique d’austérité. Valls et Hollande ont constitué un nouveau gouvernement de combat pour imposer le « pacte de responsabilité » : 40 milliards de cadeaux versés chaque année aux patrons sans aucune contrepartie. 

Pour mettre les points sur les « i » ils ont nommé un représentant de la banque Rothschild au ministère de l’Economie :plus besoin d’intermédiaire à la finance pour gouverner !

Le "dialogue social" avec ce gouvernement ne sert à rien : salaires, emplois, RTT, retraites, droit du travail, tout y passe !  C'est seulement par la force qu'on le fera reculer, par des luttes, coordonnées, déterminées, prolongées jusqu'à satisfaction. Au cours des derniers mois des luttes combattives se sont développées , chez les cheminots, à la poste, dans les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises. Mais isolées elles n'ont pu gagner. 

Touraine la bonne élève...

Dans la santé, Marisol Touraine, bonne élève du gouvernement Hollande vient d'être reconduite dans ses fonctions pour imposer 3 milliards de plus d'austérité aux hôpitaux.

L'été a pourtant été catastrophique dans nos services. Les personnels n'en peuvent plus, le service public subit des attaques insupportables dont les patients supportent les conséquences. Dans le secteur privé la recherche du profit pour les actionnaires altère les conditions de prise en charge des patients et les conditions de travail des salariés. 

Manques d'effectifs, précarité, blocages des salaires, rythmes de travail insoutenable : Il faut dire "stop" et le dire ensemble, haut et fort jusqu'à ce que nous obtenions satisfaction. 

Le 23 septembre à Paris : "Non à l'Hosterité"

Le 23 septembre prochain, la "Convergence des luttes contre l'Hostérité" appelle à une manifestation, devant le Ministère de la Santé, à la veille du vote de la loi de financement de la Sécurité Sociale, qui détermine les budgets de nos établissements.

Le NPA et ses militants apportent leur soutien à cette initiative, première étape pour construire une mobilisation d'ampleur, qui devra se poursuivre et s'étendre.

Ce qui est en jeu, ce que nous défendons ce sont nos conditions de vie et de travail, mais c'est aussi l'existence même d'un système de santé pour tous, permis par la Sécurité Sociale, que MEDEF et gouvernement veulent remplacer par des assurances et des chaines d'hôpitaux privés commerciaux. 

Pour le droit de tous à la santé, pour le service public hospitalier, ensemble, mobilisons nous !

 

Violence à l'hôpital : il faut plus de personnel !

La réponse à l'agressivité des usagers envers les travailleurs de l'AP-HM ne peut pas être seulement sécuritaire, avec plus de policiers et de caméras comme le propose la direction. Il faut traiter le problème à la racine. Les patients et les usagers sont à bout : queue pendant des heures à l'accueil, attendre encore pour une consultation, succession d'agents qui n'ont pas le temps de les renseigner correctement... Parce que nous aussi nous sommes à bout ! Qualité d'accueil et conditions de travail sont liées : avec plus de personnels et de moyens les relations avec les usagers seraient évidemment plus détendues, et plus humaines ! 

La santé n'est pas une marchandise

La santé était au centre de l'université d'été du MEDEF. Selon son président, P. Gattaz, notre système social est trop protecteur, et le pacte de responsabilité d'Hollande et Valls - 50 milliards d'économie d'ici 2017, dont 10 milliards au détriment des hôpitaux - est jugé "nécessaire mais insuffisant". Dans le même temps le MEDEF mise sur la santé - secteur à fort potentiel ! - pour doper la croissance... Leur feuille de route est claire : détruire la Protection Sociale et le système public pour privatiser la Santé. Les conséquences on les connaît, c'est le modèle en place aux États-Unis : un système de santé pour les riches, aucun droit pour les salariés... 

L'hôpital n'est pas une entreprise

Avec les restrictions budgétaires les techniques de management - "d'optimisation" comme ils disent - sont de plus en plus pesantes. Fini le temps pour le réconfort et la présence près du patient, l'humanité dans les soins. L'objectif budgétaire s'impose au détriment de la qualité, la souffrance au travail et les risques pour les malades s'accroissent. Contre la logique d'hôpital-entreprise sauvegardons celle de service public de la Santé : des moyens et du personnel à hauteur des besoins, pour des soins et des conditions de travail de qualité ! 

De l'argent il y en a... 

Le magazine Challenges a publié durant les vacances son classement des plus grandes fortunes en France. Le montant total de la fortune professionnelle des 500 plus riches s'élève à 390 milliards d'euros, soit une hausse de 15 % par rapport à 2013. La crise et la rigueur ne sont pas les soucis de ces super riches et ce n'est pas la politique du gouvernement qui va les inquiéter ! 

Epidémie Ebola, un virus contre les pauvres

L'épidémie du virus Ebola continue à s'étendre en Afrique de l'Ouest entrainant plus d'un millier de victimes. Si le virus a pu s'étendre autant, c'est parce que les industries pharmaceutiques ne trouvent pas d'intérêt économique à développer la recherche contre ce virus. Pas assez rentable puisqu'il touche des pays à faible revenu... C'est un nouvel exemple qui montre que la recherche des profits n'est pas compatible avec la santé publique.  

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