Brèves sur la mobilisation actuelle

Lundi 11 février 2019

09:00

Un millier de manifestants dans les rues de la ville alors qu’une petite centaine de personnes était à Saumur pour saluer la venue des gilets jaunes de Saumur à Tours la semaine précédente. Quelques groupes de manifestants de petites villes hors de notre département viennent participer dans la mesure où les rassemblements sur Tours sont les plus importants « régionalement ».

Des ronds-points sont à nouveau occupés (Saint Maure et Château Renault depuis la semaine passée).

L’assemblée de Tauxigny du vendredi (à la campagne) a quand à elle réunit un peu plus de 80 personnes.

Alors que ce week-end est localement celui du début des vacances scolaires, cette mobilisation témoigne de l’ancrage du mouvement. Cette semaine des commissions ont prévu de se réunir et une nouvelle manifestation est annoncée à Tours pour samedi prochain.

08:59

Il y a avait environ 2000 personnes, une première depuis fin décembre puisqu'il y avait eu depuis surtout des manifestations régionales. L'ambiance était bonne, la détermination très nette malgré la lassitude.

Pour la première fois, la manifestation était déclarée à la préfecture et les UD CFGT et FO appelaient à manifester. Il y avait des cortèges étudiants, du Front social, regroupant des salariés de différentes entreprises.

Après le parcours officiel, tout le monde s'est engouffré dans la gare, direction un centre commercial récent qui a fermé ses porte et la une bonne partie est reparti de l'autre côté de la ville à la préfecture.

À la préfecture, des affrontements ont eu lieu. La répression a été violente et il y a eu plusieurs blessés.

La semaine prochaine il n'y aurait pas de manif mais une "reprise" des ronds points

08:42

Près de 3000 gilets jaunes ont arpenté la ville avec une certaine dispersion liée à un appel en 2 points différents. Le défilé a été un des plus longs depuis le 17 novembre avec une action classique d'occupation des voies de la gare de Dijon pendant une petite demi-heure. Plus symbolique le cortège s'est regroupé à nouveau à la Maison d'arrêtavant de rejoindre la place de la Mairie, avec quelques feux de poubelles et lancés de projectiles et charge de la police. Il y a eu un autre point de tension rue de la Préfecture, une fin de manifestation devenue traditionnelle. Plus globalement la manif est restée un défilé avec peu de slogans, de pancartes, assez répétitive. 

Mais en même temps se multiplient les initiatives de débats et trois associations liées au mouvement se sont constituées et appellent à une réunion commune lundi 11 février.

Plus significatif L'UD- CGT a organisé un forum samedi 9 au matin où des Gj participaient avec des interventions multiples et où nous avons pu développer quelques unes de nos propositions .

C'est la suite, non sans tensions, de la manif du 5 qui avait regroupé entre 1500 et 2000 participants avec une présence syndicale et GJ à égalité . Mais l'absence de nouvelle propositions par l'intersyndicale CGT, Solidaires et FSU, très hésitante et divisée, la réticence à ouvrir les locaux syndicaux aux débats entrainent des déceptions ,qui se sont exprimées dans la salle et des crispations : «  c'est aux syndicats de rejoindre les GJ » . A quoi une partie des syndicalistes opposent le travail dans les entreprises sans trop croire au mot d'ordre de grève générale sur lequel la plupart se retrouvent mais comme un slogan . Au final une partie de présents du côté syndical prônent clairement la convergence et s' efforcent de faire le lien, des cégétistes y compris, une partie de GJ veut garder la main sur le mouvement et refuse par exemple toute mise en cause de l'extrème- droite au nom de l'unité du mouvement, voire même en défendant leur «  droit à s'exprimer ». Même si l 'appel de Commercy, que nous avions largement propagé, et les premières propositions qui ressortent font référence, la décantation reste à faire si l'on veut réussir une convergence nécessaire au succès commun .

Jeudi 7 février 2019

14:13

La manifestation angevine pour les salaires, la justice fiscale et la défense des services publics a réuni autour de 1400 personnes (1300 selon la préfecture et 1500 selon la CGT), auxquelles il faut ajouter 150 à Cholet, 60 à Saumur -sous la pluie- et 40 à Segré. Elle a parcouru le circuit des "grandes" manifestations (boulevards et rocade), à la fois parce que le nombre était conséquent, à la fois parce que son dynamisme l’imposait. Et ce dynamisme venait en majeure partie de l’unité et de la symbiose réussies entre les cortèges syndicaux (principalement CGT, mais avec une présence significative de FO, de syndicats départementaux de Solidaires -mais pas tous : Sud PTT et Sud Santé s'étaient faits porter pâles- et de la FSU -en faible effectif- et une forte délégation de “Gilets jaunes” du département (plus d’une centaine). C’est ainsi que le secrétaire de l’UL-CGT a conclu la manifestation en appelant ses adhérent.e.s à rejoindre les prochains rassemblements des Gilets jaunes. Cela s'est encore concrétisé aujourd'hui par une intersyndicale CGT-FO-FSU avec les GJ. Si un appel commun n'a pu voir le jour - temps de réflexion oblige - l'idée d'une manifestation commune samedi n'a pas été écartée pour autant. À suivre...

 

14:09

Des chiffres variables, 14 000 pour le cabinet Occurence, 18 000 pour la préfecture et 30 000 pour la CGT, sur un parcours record de petitesse. Mais cela donne un ordre d'idées, comme ailleurs pas un déferlement mais un peu plus que les manifs du samedi sur Paris (13 800 selon Occurence samedi dernier).

Notable : devant le carré de tête des organisations syndicales, une tête de manif de plusieurs milliers de personnes (2 ou 3 000), surtout des jeunes et des GJ. Dans les cortèges syndicaux (surtout CGT, Union régionale FO, FSU et Solidaires) bien au delà des rangs des habituels, pas mal de gens non badgés. Et surtout des gens contents de manifester, des slogans sur les revendications mais surtout anti-Macron. Peu de gros cortèges de boites ou de services publics ou même de bahuts de l'éduc.

Cette journée est loin de déboucher sur une grève générale mais elle préserve des possibilités et pour les samedis à venir et pour le renforcement de coordination entre GJ et salariéEs sur les lieux de travail. Malgré les directions syndicales.

14:06

Ce 5 février, 250/300 personnes, dont une soixantaine GJ. Rassemblement devant la CAF. Peu de grévistes, en majorité des syndicalistes CGT, avec présence de FO et de Solidaires.

L'intervention de la secrétaire départementale CGT ne donnait pas de perspective, puis il y a eu une intervention (très courte) d'une GJ, rappelant le combat depuis 17 novembre et appelant à la marche départementale du 16 février.

Aucune manif n'était prévue, mais devant la demande de beaucoup, on est allé faire un petit tour (sans aller ni au centre ville, ni devant la préfecture), car "la manif n'avait pas été déclarée"... Ça a bien fait rigoler les GJ "Nous on ne déclare jamais nos manifs".

Avant de se disloquer, un des animateurs GJ a appelé au micro à une minute d'applaudissements pour toutes les victimes GJ des violences policières. Puis il a appelé la manif à continuer en direction de la Préfecture mais peu de monde a suivi

En fin de journée, manifs sur deux autres villes de l'Orne:

Flers 130 personnes et L'Aigle 80

Mercredi 6 février 2019

13:56

 

Entre 8500 (Police) et 12000 manifestants (CGT). Cortège mélangé entre Gilets jaunes, syndicalistes avec dominante CGT. Une centaine de jeunes (étudiants/lycéens).

Des équipes syndicales et parfois un peu plus larges de beaucoup d'endroits.

Les Impôts sont un processus de mobilisation (grève tournante avec piquet de grève). Parfois les taux de grévistes peuvent être élevés malgré la faible participation à la manifestation.

Une manifestation donc un peu plus grosse que les journées de grève routinières, mais largement en deça de ce qu'il faut pour reconduire le 6…

12:11

Beaucoup de monde ce mardi 5 février à Montpellier. Environs 5000 (3000 selon Midi-Libre). Départ de l'Arc de Triomphe vers la préfecture, la Place de La Comédie, la gare. À cet endroit, les Gilets Jaunes ont voulu sortir du parcours déclaré, ce que la CGT a refusé, son service d'ordre canalisant les manifestant-es vers le parcours officiel. Finalement, les GJ ont rejoint le cortège syndical, puis ont continué après la dispersion vers la préfecture puis la gare, où la tension est montée avec les flics, sans toutefois d'incident majeur.

Présence importante de la CGT, bien sûr. Il y avait aussi Solidaires, la FSU, et même FO qui localement  s'était jointe à l'appel. Les postiers de Rondelet en grève étaient présents, ainsi que le personnel du CHU, les retraité-es, les cheminots, et bien d'autres boîtes et secteurs.

Les cheminots et les enseignant-es du primaire s'étaient mis en grève pour cette journée.

Première réussite, donc, à l'image de ce qui s'est passé nationalement. Reste maintenant à faire en sorte que la mobilisation commune se poursuive et s'amplifie, seul moyen de faire plier ce pouvoir qui reste sourd à toutes les revendications populaires.

 

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.