Brèves sur la mobilisation actuelle

Lundi 10 décembre 2018

22:05

Entre 800 à 1000 manifestant.es à Valence le 8 décembre pour le climat et pour changer cette société, malgré les tentatives dilatoires du préfet afin de nous faire renoncer à manifester. Il voulait nous interdire la mairie et la préfecture nous avons stationné devant ces deux institutions. Il voulait que nous renoncions nous avons fait un des plus gros rassemblement dans le centre de la ville. Il voulait nous diviser en annonçant la venu de casseur, nous avons croisé et manifesté avec de nombreu.ses Gilets Jaunes. Il prévoyait la violence nous avons eu un cortège animé, convivial et non violent.

Les menaces n’ont, en définitive, pas réussi à nous faire renoncer a défendre notre planète, la justice sociale et à contester un système économique, le capitalisme.

15:50

Vendredi 7 décembre

Journée de mobilisation étrange dans la jeunesse, quasiment tous les bahuts rennais étaient bloqués, mais le cortège qui s'est rendu à Rennes 2 pour débrayer les amphis était assez petit (300) et n'a pas réellement réussi à entraîner les étudiantEs avec elles/eux.

Samedi 8 décembre

Il n'y avait pas d'appels à manifester ou rassemblement des GJ, quelques petites actions de blocage le matin. Manif climat assez grosse pour Rennes (près de 3000 personnes dont 200/300 personnes avec GJ, 1 des 2 groupes GJ de Rennes ayant explicitement à se joindre à la manif climat), pas de cortège lycéen ou étudiant, mais dans une ambiance étrange avec peu de slogans à part venant du cortège autonome (100aine de personnes). Très peu de syndicats hors Solidaires (surtout étudiant et éduc d'ailleurs). Parcours en dehors du centre pour se rendre devant Rennes Métropole via des boulevards vides. Mini tentative de revenir dans le centre à la fin de la part des autonomes qui s'est soldée par une petite charge de la bac. Une journée pas très positive donc en termes de massification, jonction et de perspectives.

14:51

Lundi 10 décembre 2018 :
- Paris 3 

450 personnes, blocage voté. Puis AG de personnels à 80.

- Nanterre 

3000 personnes.

- ENS Cachan 
- Inter-facs RP à P4 
- Bordeaux 
- Marseille site de Luminy 
+ site Saint-Charles 
- Nantes 
- Rennes : Rennes 2 bloquée ce matin. La présidence a laissé faire, pas d'appel aux flics, mail du président indiquant aux étudiantEs de venir à l'AG. AG ce matin à 11h, 1000 personnes, le blocage de la fac est reconduit jusqu'à l'AG de jeudi prochain, blocages des bahuts demain pour la journée "mardi noir".

- Toulouse 

 

Mardi 11 décembre 2018 :

- P1 Saint-Charles https://www.facebook.com/events/192047958408886/?ti=cl
- P6 https://www.facebook.com/events/1985423341493884/?ti=cl
- P8
- Grenoble https://www.facebook.com/events/208980633348452/?ti=cl
- Montpellier https://www.facebook.com/events/2370664163004603/?ti=cl
- Tours https://www.facebook.com/events/1156897081142499/?ti=cl

Mercredi 12 décembre 2018 :
- P13 https://www.facebook.com/events/293004737986111/?ti=cl
- Caen https://www.facebook.com/events/266529060659935/?ti=cl
- Strasbourg https://www.facebook.com/events/216522269242237/?ti=cl
- Metz https://www.facebook.com/events/304621980393507/?ti=cl

Jeudi 13 décembre 2018 :
- P1 Saint-Charles https://www.facebook.com/events/192047958408886/?ti=cl
- Évry https://www.facebook.com/events/274943499875791/?ti=cl
- Avignon https://www.facebook.com/events/2220579391524291/?ti=cl
- la Rochelle https://www.facebook.com/events/1868322089933690/?ti=cl

12:43

Le NPA a rejoint le RV donné à 10h à Saint-Lazare par le Comité Vérité et Justice pour Adama et l'intergare, plus une série de collectifs proches des antifas. Il y avait aussi des militantEs de Solidaires, des grévistes de la Gare de l'Est et d'autres cheminotEs à l'appel de Sud Rail. Plus quelques personnalités (C. Autain d'Ensemble, Coquerel et Corbières de LFI). Les camarades du NPA animaient différents cortèges mais nous étions également un certain nombre regroupés derrière une banderole.

La manif ouverte par l'intergare et le collectif Adam s'est engagée dans les seules rues laissées ouvertes par les flics qui nous ont menés dans un dédale de petites rues. Nous avons pendant un certain temps tourné dans des petites rues l'objectif des flics étant de nous faire tourner vers l'est alors qu'évidemment nous voulions aller vers l'ouest. Nous avons finalement pu nous engager sur le boulevard Haussmann vers l'est. Nous avons décidé ensemble de faire une nouvelle tentative vers l'ouest par Opéra qui était libre, avant d'envisager le plan B vers Bastille. Evidemment cela n'a pas eu l'accord des flics qui nous l'ont fait savoir avec deux canons à eau et un bon gazage pour nous inciter à repartir vers l'est.

Ce cortège a regroupé de manière variable quelques milliers de personnes, attirant aux aléas des Gilets jaunes qui circulaient. C'était une manif qui voulait faire la preuve qu'il est possible de manifester en convergence avec les Gilets Jaunes. Pas mal de Gilets Jaunes s'étaient regroupés dans l'est de Paris assez loin des Champs Elysées et des quartiers du pouvoir. A Bastille nous avons tenté de continuer sur République pour y rejoindre la manif Climat. La manif Climat entre Nation et République a elle réuni entre 17 000 et 25 000 personnes, soit moins que celle de septembre, mais c'est très bien compte-tenu du climat vicié de peur et d'incertitude entretenu toute la semaine.

12:30

Dans un premier temps les organisateurs de la manif climat ont demandé aux GJ de se joindre à eux, sans gilet jaune! Ensuite ils ont annulé la manif climat, sous pression de la préfecture, pour appeler à un rassemblement sur une place. Au meilleur moment, environ 300 personnes. 

Côté GJ, 1500 personnes ont navigué au centre ville. Blocages éparses. Fi, quelques Solidaires, également présence de royalistes,

La police avait barré le centre ville qui a été finalement atteint. Il y a eu des affrontements vers la préfecture: flashball, grenadage, rue barrée avec grille...

Il y a eu officiellement 7 blessés et 9 interpellations. Un groupe de volontaires avait mis en place un service de secours dans la manif, des avocats avaient prévu une permanence renforcée.

Au final un peu plus de monde que le 1/12 mais dispersé. Présence policière accrue et plus offensive 260 effectifs contre 100 la fois précédente.

12:19

Manifestation du 8/12

Manifestation interdite par la préfecture avec annonces très fermes et menaçantes les jours précédents ("La manifestation est interdite et n'aura pas lieu"). Fort dispositif policier dès tôt le matin avec controles, fouilles, prises d'identités et menaces orales ("vous serez convoqué au commissariat dans la semaine"). Du monde converge néanmoins vers le point de rdv donné par les GJ. ~1000 personnes sont rassemblés dans le parc. Les flics arrêtent le leader/porte-parole (Julien Terrier) des Gilets Jaunes dès le début du rassemblement. Le rassemblement pousse les flics qui tentent de nous contenir: matraquage et lacrymogènes en gel. Ils sont malgré tout complément débordé face au nombre et a la détermination a partir en manif. La manif quitte le parc.

La manifestation part en direction en direction du centre ville et de la préfecture. Beaucoup de monde resté a l'extérieur du point de départ rejoingnent la manifestation et celle si se massifie très rapidement. ~difficile a estimer car assez diffu, entre 2000 et 3000.

La manifestation atteint sans problème la place de la préfecture (Les flics sont complètement débordés, se retrouve par moment nassés au milieu de la manif. C'est une victoire éclatante, malgré la volonté de la préfecture d'empêcher de descendre dans la rue la manifestation a eu lieu et a atteint sa destination.

La manifestation part ensuite en direction du commissariat. La gros dispositif policier qui nous allume tres fort dès qu'on approche. La manifestation recule un peu. Face a face (mais a bonne distance) un petit moment avec les flics.
La manifestation repart vers la ville et va tourne virer un moment avant de finalement retourner a la préfecture.

Nos slogans sont bien accueilli et de plus en plus repris le long de la manifestation. 

Lycées

Un mouvement lycéen s'est développé et approfondi tout au long de la semaine. La plupart des lycées de l'agglo, et beaucoup dans les petites villes, touchés à degrés divers (de quelques grévistes à bahuts bloqués ou fermés). Manifs/blocages/casse devant les lycées le matin, puis une ou deux manifs/rassemblement-heurt-avec-les-flics en ville selon les jours.
Dans quelques lycées, des collègues ont fait grève en fin de semaine pour aller manifester avec les élèves. A noter, aussi des mouvements chez des élèves de collèges en quartiers populaire.

Marche climat

La manif est partie du Parc Paul Mistral à 14h, le trajet, point de départ et horraire ayant été modifié par la pref pour éviter la jonction avec les gilets jaunes. Nous sommes sortis du trajet prévu pouf rallier un petit groupe de ~200 gilets jaunes encore présents devant la prefecture ou la manif du matin s'était arrêté, mais pas suivis pas le reste du cortège (sauf quelques Solidaires avec des drapeaux qui sont restés ensuite avec les gilets jaunes).

AG dimanche

Une AG des gilets jaunes (la première revendiquée vraiment et dans une salle). Environ 150 personnes, une 30aine maximum de militant-e-s identifié-e-s. L'assemblée est très hétérogène : un routier, une instit, des retraité-e-s, des chômeurs/euses, une mère de famille... chacun-e parle de son ressenti, de son problème…

Parmi les choses notables :
- la possibilité d'une augmentation de 58€ brut du SMIC a fait rigoler tout le monde (ambiance "ils se foutent vraiment de notre gueule")
- le retrait de l'appel à la grève des routiers passe très mal et renforce la méfiance vis-à-vis des syndicats
- la question de la démocratie est très présente tant dans l'aspect dénonciation des élites que dans le questionnement sur la représentation des gilets jaunes. Sur ce dernier point, apparemment un espace a été ouvert sur facebook je crois pour candidater pour être porte parole (chacun se présente en quelques lignes) et le processus doit durer 3 mois...

Il y aura une AG tous les dimanches à 11h.

Pour vendredi, puisque l'enjeu est d'essayer au maximum de faire la jonction entre le mouvement de grève et le mouvement des GJ, sur la zone indus de Crolles/Bernin on a commencé à discuter de se retrouver (les grévistes des boites ST, Soitec...) au niveau du rond point sur lequel se placent les GJ en ayant été les voir avant pour partir ensemble en opération escargot jusqu'à Grenoble pour la manif... A voir si le même genre de chose est possible sur Centr'Alp pour le péage de vorreppe.

12:15

Samedi 8/12, manif des gilets jaunes au centre ville. 400 à 500 GJ ont défilé en ville. Les uns vers la Préfecture bouclée par les flics, les autres directement vers la permanence du député En marche, bouclée aussi par les flics. Pas mal de drapeaux BBR et régulièrement la Marseillaise. On croise régulièrement des militants CGT et Insoumis dans les défilés. A la fin de la manif en ville un groupe entouré de drapeaux BBR a donné des RV au tour des ronds points pour bloquer. Dans la soirée une tentative de blocage de la RN 10 a été empêchée par les flics au bout de peu de temps. Il y a des barrages filtrants un peu partout dans le département, notamment à Cognac et Chasseneuil.

Hier soir s'est tenue une AG d'une cinquantaine de GJ venant de toute la Charente, à huis clos (sans la presse), dans un bar pour essayer de mettre en place une organisation.

L'après-midi, belle manif pour le Climat : entre 500 et 700 personnes. Au démarrage un défilé de GJ en motos et voiture est passée devants en klaxonnant mais sans s'arrêter. Quelques GJ à cette manif.

Le fait le plus marquant c'est ce matin lundi les lycéens dans la rue : plusieurs centaines qui font le tour des bahuts de la ville. Devant le lycées classique, ils ont été gazés par les CRS. Une AG doit se tenir avec l'objectif d'aller présenter les revendications des lycéens à la Préfète.

11:45

Mobilisations dans la jeunesse et l’éducation

Jeudi et vendredi, les mobilisations se sont poursuivies dans les lycées même si vendredi il y avait un peu moins de monde dans la rue (800). Comme chaque jour, depuis le lundi, les affrontements avec la Police sont assez violents ce qui explique en partie les difficultés à massifier dans la rue. Mais beaucoup de lycées sont touchés par la mobilisation (une vingtaine) des plus populaires (Gallieni, Déodat) jusqu’aux lycées des beaux quartiers (St Marie de Never, Caousou, Ozenne, Fermat). Dans pas mal de bahuts, les parents gardent leurs enfants à la maison pour qu’il n‘aillent pas s’exposer aux violences policières. Mais des centaines s’affrontent quotidiennement malgré les flashball et les arrestations.

Jeudi, la manif lycéenne (1500/2000) est allée jusqu’au Mirail où devait se tenir la première AG. Résultats, 3000 jeunes en AG à 12h30. Mas l’AG n’a pas duré bien longtemps car d’autres lycéens (150) s’affrontaient à la Police et l’AG les a rejoints en solidarité. Nouvelle AG ce lundi au Mirail.
Sciences Po est également mobilisée (des étudiants occupent un amphi). AG ce lundi matin. A Paul Sabatier, première AG mardi 11 décembre à midi.

Au niveau profs, une coordination des établissements mobilisés existe sur le département et regroupe des syndicalistes d’une dizaine d’établissements (des camarades et sympathisants NPA en font partie). Cette coordination voulait appeler à la grève le 11 déc mais à l’initiative de la mobilisation lycéennes et face à la répression, le SNES, la CGT et Sud éduc appellent à la grève sur le département le 11/12. Cela devrait être assez suivi. Appel en pièce jointe.

A l’Université Paul Sabatier, une intersyndicale des personnels appelle également à la grève ce mardi 11/12.

Mobilsation du samedi 8 décembre

Journée hors du commun à Toulouse ce samedi. Il n’y avait pas d’appel gilets jaunes à proprement parlé car les gestionnaires des pages FB des gilets avaient peur de la répression. Ils ont envoyé comme consigne de rejoindre la Marche Climat. La CGT du CHU a pris l’initiative d’organiser à 13h un rassemblement « Blouses Blanches et Gilets Jaunes Tous Ensemble » qui a regroupé 500 personnes, en grande majorité d’une partie du milieu militant (hospitaliers, cheminots, UET, FI/PG, syndicalistes, Ensemble,…). Ce rassemblement à convergé à 14h à la Marche pour le climat qui était d’entrée composée d’une majorité de gilets jaunes.

La manifestation s’est élancée sur le boulevard. Très vite, un petit groupe non identifié (potentiellement d’extrême droite et/ou de totos) tente de la détournée pour aller dans une petite rue vers le centre. Mais la Police les attendait et a pris ce prétexte pour canarder la manifestation (plusieurs blessés au flashball en plus des lacrymos) et la couper en deux. Une partie de la manif est alors partie sur les boulevards dans l’autre sens.

A partir de là, les affrontements n’ont pas cessé à l’arrière de la manif et après la dissolution de celle-ci de 14h15 à tard dans la nuit. Des milliers de personnes ont participé aux affrontements (barricades, charges, mais aussi soutien en restant autour des émeutiers…)

A la dissolution de la manif, en même temps que les barricades se développaient sur la rive droite de la Garonne, une partie de la manifestation, a fait le choix d’aller vers la rive gauche par le pont neuf où nous sommes tombés sur la Police. Mais à ce moment, le cortège qui était parti dans l’autre sens en début d’après-midi est arrivé derrière la Police. Sous la pression et en sous-effectif, ils nous ont laissé passer et nous avons marché à plusieurs milliers vers la Mairie.

Il est dur d’évaluer combien de manifestants il y a eu sur la ville ce samedi. Très certainement entre 10 et 20 000. L’ambiance était incroyable et la Police totalement débordée. Beaucoup de slogans ont été bien repris. Le centre de gravité était clairement à gauche, voire anticapitaliste. Les étudiants, notamment de l’UET, étaient présents, ainsi que le DAL avaient également un cortège avec un groupe de gilets jaunes. A noter tout de même un groupe de manifestants autour d’une banderole RIC (Referendum d’Initiative Citoyenne – cf. Chouard) qui polarise une partie de l’extrême droite et des complotistes qui étaient autour d’une 30aine et 4 ou 5 partisans du Frexit (Asselineau ?).

AG des gilets jaunes dimanche 9 décembre

Dimanche, il y avait comme dans la plupart des endroits la première AG départementale des gilets jaunes. Sur un parking de discothèque inaccessible en transports en commun. A gauche plusieurs courants politiques présents : FI, Ensemble, NPA, POI, CGA, Autonomes. Environ 300 personnes présentes. Parleront notamment : retraités, ancien DJ, avocate, salariés, chômeurs, ancien syndicaliste…

Il n’y avait qu’un seul point à l’ordre du jour : la structuration des gilets jaunes, pour ou contre des porte-parole. Au final, une large majorité était contre avoir des représentants.

Dans l’AG étaient à l’offensive le courant défendant le RIC. Des interventions qui nous expliquent que c’est la seule revendication qu’il faut garder pour donner le pouvoir au peuple. « Avec le RIC, plus besoin de grèves, plus besoin de manifs… c’est le peuple qui vote et choisi ».

Et le mouvement ouvrier organisé ? 

La CGT n’appelait pas à la mobilisation ce samedi. Pourtant, l’UD 31 a été la première à monter au créneau contre Martinez après la signature du communiqué intersyndical tant dénoncé. La CGT a tout de même mobilisé son SO pour protéger les lycéens le mardi 4 décembre. L’UD prépare maintenant la grève du 14 décembre.

Pour l’instant, rien de prévu côté syndical samedi 15 et les gilets jaunes appellent samedi prochains à 3 rassemblements le matin qui devraient converger pour un pique-nique.

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