Brèves sur la mobilisation actuelle

Mardi 19 février 2019

12:02

Trois mois et toujours une forte participation, c'est le constat fait localement par médias et institutionnels. En effet près de 2000 Gilets jaunes ( 1500 à 2000 selon la presse) ont sillonné la ville durant plus de 3 heures . Mais le déroulé est toujours assez répétitif ; un passage à la gare pour faire des selfies et échanger des slogans d'un quai a l'autre, avant de repartir très vite, alors que la semaine passée il avait fallu l'arrivée de la police pour que le cortège reparte  . Peu de slogans d'ailleurs, quelques « Macron démission » et les cornes de brume , les sifflets habituels, la manifestation ne partait que d'un seul point, la place de la République, pour la 14èmes fois. Quelques affrontements habituels en fin de manifestation à la préfecture.(1 interpellation annoncée).

On vient à Dijon comme un point de convergence : une délégation jurassienne est devenue coutumière du déplacement, Un groupe des gilets jaunes de Nevers est venu manifester à Dijon à six personnes, même le journal local a remarqué le fait et les cite «  nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que le peuple soit entendu » . 2 blocages de péage ont eu lieu le matin avant de converger vers la manifestation. Numériquement donc cela reste fort mais par regroupement.

Des associations se mettent en place : toutefois il a été possible de faire une AG avec les 3 associations lancées le lundi 11 et une autre AG est proposée cette semaine, au vu des remarques de participants qui ne se reconnaissent dans aucune des associations. Un point de restitution de la rencontre de Commercy a pu être fait à cette occasion. Le souci de s'organiser progresse donc mais prend le pas sur la stratégie , chaque association part sur une piste et s'y accroche. On essaye de soutenir l'idée de préparer la rencontre de ST Nazaire et de s'auto-organiser, de favoriser les débats sur les mesures d'urgence et la suite de la mobilisation.
La semaine passée des affrontements avaient eu lieu devant les grilles de la mairie où quelques poubelles brûlées avaient entrainé une intervention violente de « vigiles », de membres de la;police municipale, avec le directeur général des services à la manoeuvre Un journaliste venu de Paris avait été agressé par ces « benallas » locaux et même un représentant de la police a protesté contre cette milice paramunicipale ...cette semaine aucun dispositif visible et pas d'incidents !

Mais le maire , Rebsamen ne décolère pas :"Ça suffit. Voilà 14 samedis que les casseurs profitent du mouvement pour attaquer la mairie, la préfecture, la gendarmerie » et sa diatribe dans le journal du dimanche est relayée dans la presse locale. « Chaque samedi, nous assistons à des scènes de guérilla urbaine avec des manifestants qui ...ont mis le feu à la porte arrière de la mairie, ils cassent du mobilier urbain ».... Il estime que cela "pénalise aussi les Dijonnais". "Certains craignent de sortir et il n'y a plus de transports en commun le samedi entre 13 heures à 20 heures". "Nous devons avoir recours à des heures supplémentaires pour les agents de la ville et pour la police municipale. Nous avons dû faire appel à une société de gardiennage. Tout cela va nous coûter un million."

Mais ce que Rebsamen , qui voulait être ministre de l'intérieur sous Hollande, ne digère pas c'est que chaque samedi les manifestants reprennent le centre ville où toutes manifs étaient interdites depuis près de 3 ans.

11:58

A Bordeaux, manif moins dense que les autres fois (4000 environ) mais toujours animée avec un nouveau départ groupé de la Rive droite syndicats et GJ et toujours le dynamique cortège des jeunes.

Il y a une forte envie de débat et d'action commune ; la réunion de "grand débat" que nous avions prévue entre syndicalistes et GJ Rive droite est devenue "rencontre" faute de place dans la salle !

Des slogans que le cortège jeunes/syndicalistes scande se popularisent dans les les manifs du samedi; dans une manifestation GJ en hommage aux victimes qui a regroupé ce dimanche une centaine de personnes dans la petite ville sinistrée de Castillon, les manifestants ont scandé avec leur méga "la rue elle est à qui" et surtout "le grand débat, c'est du bla bla, c'est dans la rue qu'on fait la loi!"

11:56

Environ 1500 personnes hier après-midi à Rouen. Le chiffre est dans les mêmes eaux que la semaine dernière. La manif a grossi entre 14h et 16h. Elle s’est dirigée après un tour de ville vers un centre commercial excentré pour le bloquer.

Puis comme à l’accoutumée ensuite la manif s’est dispersée en petits groupes jusqu’à tard dans le début de soirée, avec divers moments de gazage policier, de courses poursuites dans les rues du centre. Il y a eu quelques arrestations.

11:55

Nous étions autour de 650 à 700 à manifester dans les rues de Tours. Ce qui est plutôt pas mal au milieu des vacances scolaires. Pour toutes celles et ceux qui souhaitent participer au mouvement le rendez vous est pris ; 14h sur la place « centrale » de Tours, la place Jean Jaurès. La veille, « l’AG » a réuni un peu plus de 70 personnes. Assemblée un peu plus tendue que d’habitude, la fatigue se faisant sentir.

A l’issue de la manif, une partie des manifestants est allée sur un blocage (c’était une proposition de l’assemblée ; autoroute où les forces de gendarmerie étaient très présentes puis sur une zone commerciale), une autre partie s’est arrêtée et quelques uns sont retournés en ville où il y a eu quelques heurts avec la police suite à la mise en place d’un début de barricade.

La mobilisation se poursuit et rendez vous est pris pour samedi prochain. Cela fera 15 samedis consécutifs que les Gilets Jaunes seront dans les rues de Tours.

Lundi 11 février 2019

09:00

Un millier de manifestants dans les rues de la ville alors qu’une petite centaine de personnes était à Saumur pour saluer la venue des gilets jaunes de Saumur à Tours la semaine précédente. Quelques groupes de manifestants de petites villes hors de notre département viennent participer dans la mesure où les rassemblements sur Tours sont les plus importants « régionalement ».

Des ronds-points sont à nouveau occupés (Saint Maure et Château Renault depuis la semaine passée).

L’assemblée de Tauxigny du vendredi (à la campagne) a quand à elle réunit un peu plus de 80 personnes.

Alors que ce week-end est localement celui du début des vacances scolaires, cette mobilisation témoigne de l’ancrage du mouvement. Cette semaine des commissions ont prévu de se réunir et une nouvelle manifestation est annoncée à Tours pour samedi prochain.

08:59

Il y a avait environ 2000 personnes, une première depuis fin décembre puisqu'il y avait eu depuis surtout des manifestations régionales. L'ambiance était bonne, la détermination très nette malgré la lassitude.

Pour la première fois, la manifestation était déclarée à la préfecture et les UD CFGT et FO appelaient à manifester. Il y avait des cortèges étudiants, du Front social, regroupant des salariés de différentes entreprises.

Après le parcours officiel, tout le monde s'est engouffré dans la gare, direction un centre commercial récent qui a fermé ses porte et la une bonne partie est reparti de l'autre côté de la ville à la préfecture.

À la préfecture, des affrontements ont eu lieu. La répression a été violente et il y a eu plusieurs blessés.

La semaine prochaine il n'y aurait pas de manif mais une "reprise" des ronds points

08:42

Près de 3000 gilets jaunes ont arpenté la ville avec une certaine dispersion liée à un appel en 2 points différents. Le défilé a été un des plus longs depuis le 17 novembre avec une action classique d'occupation des voies de la gare de Dijon pendant une petite demi-heure. Plus symbolique le cortège s'est regroupé à nouveau à la Maison d'arrêtavant de rejoindre la place de la Mairie, avec quelques feux de poubelles et lancés de projectiles et charge de la police. Il y a eu un autre point de tension rue de la Préfecture, une fin de manifestation devenue traditionnelle. Plus globalement la manif est restée un défilé avec peu de slogans, de pancartes, assez répétitive. 

Mais en même temps se multiplient les initiatives de débats et trois associations liées au mouvement se sont constituées et appellent à une réunion commune lundi 11 février.

Plus significatif L'UD- CGT a organisé un forum samedi 9 au matin où des Gj participaient avec des interventions multiples et où nous avons pu développer quelques unes de nos propositions .

C'est la suite, non sans tensions, de la manif du 5 qui avait regroupé entre 1500 et 2000 participants avec une présence syndicale et GJ à égalité . Mais l'absence de nouvelle propositions par l'intersyndicale CGT, Solidaires et FSU, très hésitante et divisée, la réticence à ouvrir les locaux syndicaux aux débats entrainent des déceptions ,qui se sont exprimées dans la salle et des crispations : «  c'est aux syndicats de rejoindre les GJ » . A quoi une partie des syndicalistes opposent le travail dans les entreprises sans trop croire au mot d'ordre de grève générale sur lequel la plupart se retrouvent mais comme un slogan . Au final une partie de présents du côté syndical prônent clairement la convergence et s' efforcent de faire le lien, des cégétistes y compris, une partie de GJ veut garder la main sur le mouvement et refuse par exemple toute mise en cause de l'extrème- droite au nom de l'unité du mouvement, voire même en défendant leur «  droit à s'exprimer ». Même si l 'appel de Commercy, que nous avions largement propagé, et les premières propositions qui ressortent font référence, la décantation reste à faire si l'on veut réussir une convergence nécessaire au succès commun .

Jeudi 7 février 2019

14:13

La manifestation angevine pour les salaires, la justice fiscale et la défense des services publics a réuni autour de 1400 personnes (1300 selon la préfecture et 1500 selon la CGT), auxquelles il faut ajouter 150 à Cholet, 60 à Saumur -sous la pluie- et 40 à Segré. Elle a parcouru le circuit des "grandes" manifestations (boulevards et rocade), à la fois parce que le nombre était conséquent, à la fois parce que son dynamisme l’imposait. Et ce dynamisme venait en majeure partie de l’unité et de la symbiose réussies entre les cortèges syndicaux (principalement CGT, mais avec une présence significative de FO, de syndicats départementaux de Solidaires -mais pas tous : Sud PTT et Sud Santé s'étaient faits porter pâles- et de la FSU -en faible effectif- et une forte délégation de “Gilets jaunes” du département (plus d’une centaine). C’est ainsi que le secrétaire de l’UL-CGT a conclu la manifestation en appelant ses adhérent.e.s à rejoindre les prochains rassemblements des Gilets jaunes. Cela s'est encore concrétisé aujourd'hui par une intersyndicale CGT-FO-FSU avec les GJ. Si un appel commun n'a pu voir le jour - temps de réflexion oblige - l'idée d'une manifestation commune samedi n'a pas été écartée pour autant. À suivre...

 

14:09

Des chiffres variables, 14 000 pour le cabinet Occurence, 18 000 pour la préfecture et 30 000 pour la CGT, sur un parcours record de petitesse. Mais cela donne un ordre d'idées, comme ailleurs pas un déferlement mais un peu plus que les manifs du samedi sur Paris (13 800 selon Occurence samedi dernier).

Notable : devant le carré de tête des organisations syndicales, une tête de manif de plusieurs milliers de personnes (2 ou 3 000), surtout des jeunes et des GJ. Dans les cortèges syndicaux (surtout CGT, Union régionale FO, FSU et Solidaires) bien au delà des rangs des habituels, pas mal de gens non badgés. Et surtout des gens contents de manifester, des slogans sur les revendications mais surtout anti-Macron. Peu de gros cortèges de boites ou de services publics ou même de bahuts de l'éduc.

Cette journée est loin de déboucher sur une grève générale mais elle préserve des possibilités et pour les samedis à venir et pour le renforcement de coordination entre GJ et salariéEs sur les lieux de travail. Malgré les directions syndicales.

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