Les jeunes révolutionnaires, toujours en campagne 

Le jeudi 23 mai, une centaine de jeunes de région parisienne se sont réunis pour le meeting du NPA jeunes.

Trois jours avant les élections européennes et à la veille d’une marche mondiale pour le climat, il y avait plein de choses à dire pour dénoncer la politique du gouvernement et la fausse alternative Macron-Le Pen, mais aussi surtout affirmer que la rue est bien plus importante que les urnes.


Contre les fausses promesses électorales : le camp de ceux qui luttent
Gardes à vue, peines de prison ferme, mutilations… Le gouvernement s’attaque aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui s’opposent à sa politique. Et notamment à celles et ceux qui l’ont directement ciblé et mis en danger : les Gilets jaunes manifestant tous les samedis contre la vie chère et pour une véritable démocratie. C’est pourquoi la première intervention a rappelé la répression touchant aujourd’hui celles et ceux qui relèvent la tête, surtout dans les entreprises, mais aussi à l’université à travers l’exemple de camarades de Nanterre, menacés d’expulsion de leur université pour s’être mobilisés contre les différentes réformes du gouvernement et finalement relaxés lors de leur section disciplinaire du mardi 20 mai. Des postierEs du 92 en grève depuis 14 mois ont ensuite décrit leur lutte contre la dégradation de leurs conditions de travail : réorganisations, multiplication des CDD et contrats d’intérimaire, et violences de la direction multipliant les convocations au commissariat et les tentatives d’intimidation. Dans ce contexte de luttes, les militantEs jeunes ont un rôle à jouer, comme l’a rappelé la troisième intervention, que ce soit dans les mobilisations de la jeunesse scolarisée ou encore dans les Gilets jaunes.


Contre le grand patronat et ses frontières : pour une Europe socialiste des travailleurs
Tous les partis institutionnels sont prêts à se repeindre de toutes les couleurs, du rouge au jaune en passant par le vert, pour espérer récolter dans les urnes les fruits de toutes ces mobilisations. L’adage de Mai 1968, « élection piège à con », vaut bien pour tout ces partis, qui tapent sur le même clou du faux débat « Europe ou pas Europe » et tentent de résumer le choix politique à Le Pen et Macron. Entre faire barrage à Macron et faire barrage à Le Pen, on en oublierait presque de faire barrage à la classe qu’ils servent touTEs : la bourgeoisie. Bas salaires, chômage, fermeture des frontières et nationalisme : c’est le même cocktail que nous proposent les principaux partis. La plupart se présentent, en outre, écolos dans un contexte où cela est porteur chez les jeunes mais aucun n’est prêt à s’attaquer aux patrons pollueurs.
Dans ces élections, appeler à voter Lutte ouvrière a permis de réaffirmer que nous sommes du côté de celles et ceux qui travaillent et de ceux qui se battent. Des luttes sociales ne s’arrêtant pas malgré les farces électorales. Nous sommes pour l’ouverture des frontières car nous sommes contre la bourgeoisie, son État et ses institutions qu’elles soient nationales, européennes ou internationales.
Sylvie Amoretto

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