Un appel en faveur de Stéphane Lhomme,porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

Menacé de 5 ans de prison pour "terrorisme", ses droits sont bafoués par le Parquet de Paris.

Mai 2006 / mai 2009 : trois ans d'enquête dite "préliminaire" sans pouvoir accéder au dossier

Les premiers signataires sont : Corinne Lepage (CAP21), Noël Mamère (Les Verts), Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe écologie), Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), Jean-Marie Harribey (co-président d'Attac), Corinne Morel-Darleux (Parti de Gauche), Eugène Riguidel (navigateur), etc..

En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne (*).
 
Le 16 mai 2006 et le 17 mars 2008, Stéphane Lhomme, porte-parole  du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé en garde à vue par la DST (aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris... section antiterroriste. Accusé de "compromission du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
 
Depuis mai 2006, Stéphane Lhomme est visé par une "enquête préliminaire" bien curieuse puisqu'elle court... depuis plus de trois ans : une durée tout à fait hors norme. Les conséquences principales de ce "sur-place" judiciaire sont l'impossibilité d'accéder au dossier et le fait de garder sur la tête une "épée de Damoclès" de 5 ans de prison.
 
Le 4 avril 2008, le vice-procureur Alexandre Plantevin, sollicité à plusieurs reprises par l'avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" Me Busson, avait enfin répondu (voir courrier ci-joint), assurant que l'accès au dossier serait possible "sous quinzaine", dès que la DST aurait "transmis les derniers actes effectués". Or, plus d'un an après, malgré d'autres relances, rien n'a changé.
 
Aussi, le 4 mai 2009, Réseau "Sortir du nucléaire" a saisi Laurent Le Mesle, Procureur général près la Cours d'appel de Paris (voir courrier ci-joint). Les signataires soutiennent cette démarche, demandent la clôture de l'enquête préliminaire et, surtout, demandent un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme. 3 ans après sa première arrestation par la DST, ses droits sont bafoués au nom de la raison d'Etat... et du nucléaire.
 
Par ailleurs, toujours dans cette affaire de document confidentiel défense, EDF aurait mis en place des opérations illégales d'espionnage (**) de Stéphane Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se sont constitués parties-civiles. Les signataires demandent là aussi à ce que toute la vérité soit faite.


(*) Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html   
(**) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans son édition du 23 avril 2009, affirme que "La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo"

 

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.