Steve, on n’oublie pas, on ne pardonne pas

Tirs de lacrymogène, grenades explosives, balles en caoutchouc… Il y a un an, lors de la fête de la musique, une intervention policière extrêmement musclée, poussaient une douzaine de personnes dans la Loire.

Steve Maia Caniço, l’un des participants de la fête électro, alors âgé de 24 ans, n’est quant à lui jamais remonté à la surface. L’IGPN, avait alors rapidement bâclée l’enquête concluant qu’on ne pouvait établir de lien entre les forces de police et sa disparition.

Depuis, seul le manque de discernement des flics a réellement été reconnu mais en réalité la justice fait du sur place. Aucun responsable, aucun donneur d’ordres n’a été jugé coupable et mis en examen. Et comme pour démontrer une quelconque équivalence des responsabilités, une plainte a même été requise contre les participantEs à la fête pour « violence volontaires avec armes en réunion… »

Dimanche 21 juin, la marche blanche et pacifiste pour le premier anniversaire de la mort de Steve à réuni des milliers de personnes dans les rues de Nantes. Les pancartes et les murs portaient bien la marque de ce déni de justice particulièrement inhérent aux crimes policiers : « Justice pour Steve, sans justice pas de paix » ou les slogans « on n’oublie pas on ne pardonne pas ».

La manifestation s’est arrêtée un long moment au pied de la grue jaune à l’endroit où Steve a été retrouvé le 29 juillet et une amie de Steve, lors de son intervention, a automatiquement fait le lien avec les morts d’Adama, de Zined, de Malik, de Rémi, de George… replaçant ainsi la mort de Steve dans le contexte plus global des violences et des crimes d’État.

Depuis plusieurs jours, dans la même dynamique, des pancartes, des tags fleurissent, pour exiger justice pour l’ensemble des victimes des violences policières avec une question plus que d’actualité : « Qui juge la police ? »

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.