Sotteville-lès-Rouen (76) : Contre les compteurs Linky, mobilisation !

Plus de soixante personnes, venant de Sotteville-lès-Rouen et de l’agglomération (Saint-Étienne du Rouvray, Petit-Quevilly, Rouen…), d’Elbeuf, du Havre, etc., se sont retrouvées mercredi 17 mai à l’occasion du premier café-débat organisé par le groupe « Sotteville À Gauche Vraiment » sur le thème des compteurs Linky : Qu’est-ce que c’est ? Quels risques ? Comment résister ? 

Avec des intervenantEs des collectifs Stop Linky, de Stop EPR, Ni à Penly ni Ailleurs !, de l’UFC-Que choisir, du Comité de défense des libertés fondamentales (CDLF), cette soirée a permis de mettre en évidence une série de problèmes occultés par la société Enedis. En effet, ces compteurs dits « communicants » sont en cours d’installation dans la commune et suscitent de nombreuses questions voire des inquiétudes auprès des habitantEs. 

Alors qu’ils sont présentés comme un moyen d’économiser l’énergie, le remplacement de 35 millions de compteurs, en état de marche, par des compteurs coûteux, constitue un gaspillage énorme. Alors qu’ils sont sensés réduire les factures, ils permettront de couper l’électricité aux ménages les plus modestes qui dépasseront leur contrat. Les intervenantEs ont aussi souligné les suppressions d’emplois, les risques pour la santé. Le droit à l’énergie, la nécessité d’un service public pour satisfaire ce besoin fondamental, la démocratie (qui a décidé ? Qui est propriétaire ? La commune, la métropole ?) ont aussi été évoqués. La collecte et l’utilisation des données personnelles sont apparues comme une brique supplémentaire dans la possible surveillance des domiciles et sont préoccupantes pour les libertés individuelles. De nombreuses questions concernaient également les possibilités individuelles et collectives de s’opposer à l’installation de Linky. 

À l’issue du débat, des conclusions se sont imposées : la nécessité d’exiger la suspension de l’installation des compteurs en application du principe de précaution ; la mise en place d’un moratoire ; le temps et les moyens d’obtenir les réponses aux différentes questions ; l’information large au grand public. 

Les participantEs ont donc convenu de constituer un collectif pour informer et mobiliser les habitantEs de la commune voire de la Métropole.

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