Mobilisation : Un premier tour social d’ampleur se prépare

Organisé le 13 avril dernier à la Bourse du travail de Paris, le nouveau meeting du Premier Tour social a fait le plein (l’Anticapitaliste n°375) : plus de 200 participantEs, dont beaucoup de jeunes, ont répondu présent.

La réunion a débuté avec un échange par vidéoconférence avec des militants guyanais et guadeloupéens suivi de nombreux témoignages de luttes en cours : des travailleurs du social, Mohamed de Vélib’, des livreurs de Deliveroo, etc. Des interventions entrecoupées de vidéos sur l’histoire du mouvement ouvrier et d’un documentaire en cours de finalisation sur la répression syndicale.

D’autres meetings sont prévus cette semaine, en régions comme à Lille, Lisieux ou Marseille, ainsi que dans plusieurs facultés parisiennes.

Le terreau est fertile : rien que ce mois-ci, on dénombre des grèves pour les salaires à McDo, dans les wagons-lits et à Vuitton, contre les licenciements à Vivarte et à SFR, ou pour la défense d’un statut comme au centre Pompidou et à Rungis... Ces mobilisations sont d’autant plus remarquables que les élections n’ont pas fait office d’éteignoir de la contestation sociale.

Notre tour est venu

Cette force pour les batailles qui nous attendent peut se cristalliser dès le 22 avril, date du « Premier Tour social », sans attendre le 1er Mai préparé par les confédérations. Dans les Échos du même jour était publié un article intitulé « Social : Macron-Fillon, moins éloignés qu’ils le disent ». Après le feu répété du 49.3 pour faire avaliser les lois Macron et Travail, ces deux-là veulent s’attaquer encore au Code du travail, cette fois-ci par ordonnance : c’est zéro nuance de gris entre eux ! Et même si une solution progressiste sortait des urnes, il faudrait se mobiliser massivement : c’est la leçon de ce qui s’est passé en 1936 et, plus récemment, en Grèce en 2015.

Gaël Quirante de SUD Poste 92 a clos le meeting en rappelant que cette initiative était déjà une réussite dès lors qu’elle permet de regrouper des militantEs de différentes syndicats, de mouvements de jeunesse et des quartiers populaires. Avec, à ce jour, une soixantaine de structures signataires, essentiellement de la CGT et de SUD, c’est par milliers que nous pouvons nous retrouver place de la République à Paris, à la veille de l’élection présidentielle, pour dire haut et fort que notre tour, celui de notre programme, celui de la rue, est venu.

LD

 

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