Valenciennes : des militants de la CGT poursuivis en justice par l’extrême droite

Quatre camarades de la CGT sont convoqués au tribunal de Valenciennes le 21 novembre. Ils sont poursuivis pour de prétendues « violences volontaires » à l’encontre du député du Rassemblement national (ex-FN) de la 19e circonscription du Nord, Sébastien Chenu.

Les camarades sont accusés de violences avec, pour ne rien arranger, des « circonstances aggravantes » : les faits se sont produits « en réunion » et le député RN est « une personne dépositaire de l’autorité publique ».

Contre l’imposture sociale

Le 15 mars dernier, écharpe tricolore en bandoulière, le député RN avait tenté – en vain – de s’incruster dans une manifestation appelée par la CGT Métallurgie en défense de l’emploi et des retraites à Valenciennes. Une présence qui sonnait comme une provocation à tel point que, quelques minutes plus tard, il était contraint de se réfugier dans un magasin protégé derrière un cordon de policiers. Il n’en a pas fallu plus pour qu’il se pose en victime d’une « milice de la CGT » et que les quatre camarades aujourd’hui trainés au tribunal soient gardés à vue dans les jours qui suivirent.

Au-delà de la provocation, l’extrême droite cherche à faire vivre une imposture sociale : accréditer l’idée qu’elle se préoccupe des revendications et exigences des classes populaires et que son programme xénophobe, raciste et protectionniste peut être une issue pour les travailleurEs. Rappelons que 5 des 8 députés FN élus lors des législatives de juin 2017 l’ont été dans des circonscriptions ouvrières du bassin minier du Pas-de-Calais et de Denain, sur fond de faillite des partis de la gauche gouvernementale (PC et PS). 

La solidarité autour des quatre camarades poursuivis est une nouvelle occasion de rappeler, comme l’a fait la CGT que, « l’extrême droite, sous toutes ses formes, n’a pas sa place dans les cortèges syndicaux ! Elle est l’amie des puissants et l’ennemie de ceux qui se battent pour la justice sociale ! »

Correspondant

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