Université d’été des mouvements sociaux : une bonne préparation de la rentrée

Le programme de « l’université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens » (organisée à Grenoble en juillet, entre autres par ATTAC et le CRID) avait de la gueule : plus de 300 ateliers sur 5 jours ! 

Dès le début, et ce malgré la présence d’Éric Piolle (maire de Grenoble) et de Christophe Ferrari (président de la métro grenobloise), une large place a été donnée aux mobilisations, avec notamment les prises de parole de représentantEs des luttes grenobloises lors de la plénière d’ouverture.

Un programme riche et varié

Plus de 2 000 personnes ont participé aux débats, largement plus que ce qui était attendu, avec malheureusement trop peu d’habitantEs des quartiers populaires ou de salariéEs du privé. Les niveaux de radicalité et d’engagement des participantEs étaient très variables. Sur certains thèmes, la présence de militantEs d’ONG, de collectifs altermondialistes ou d’invitéEs internationaux offrait un éclairage singulier. Les séances sur l’écoféminisme, la Palestine ou la Françafrique ont particulièrement plu. Les questions des migrantEs et du logement étaient aussi présentes. Un petit regret quant à l’absence de certains sujets de géopolitique, ou de la thématique des violences policières.

Les démonstrations pratiques avaient aussi leur place : bouffe à prix libre, cantine solidaire et végane, démonstrations sur l’agroécologie. Les stands associatifs et syndicaux ont permis des débats plus informels sur les perspectives de la rentrée. Le samedi soir, la cumbia militante de Sidi Wacho a fait bouger les foules et le petit « after » chorale des copines de Solidaires a fini d’ambiancer la nuit ! 

Un bilan positif, des limites

La place des organisations politiques reste problématique puisque, si les militantEs politiques étaient largement présents, les organisations n’avaient pas de visibilité en tant que telles. Leur absence est révélatrice tant de la méfiance du monde associatif que de la faiblesse d’une perspective politique alternative au capitalisme.

La plénière de clôture a tracé des perspectives de mobilisation : contre la finance en septembre, face au gouvernement sur les retraites, en solidarité avec les migrantEs… Un bilan positif pour cette première édition, malgré des limites qui sont celles du mouvement social de l’Hexagone en termes de représentativité des exploitéEs et des oppriméEs. Restent de belles rencontres militantes et une perspective de rentrée largement partagée : la nécessité de se mobiliser dans la rue !

CorrespondantEs

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