À Nantes, les hôpitaux font la manche

Au CHU de Nantes, il semble que même dans une crise sanitaire d’une telle ampleur, la solidarité ne soit pas la priorité de la direction. Alors que la dangerosité du coronavirus ne fait plus de doute pour personne, les soignantEs doivent lutter pour faire valoir leurs droits à des protections individuelles, des tests de dépistages, le versement d’une prime d’insalubrité ou la mise en place du télétravail pour le personnel administratif. La reconnaissance du virus en maladie professionnelle leur a également été refusée.

Le centre hospitalier a organisé une collecte de dons financiers et matériels. Qu’un service public repose sur la charité pour assurer ses fonctions est absurde et inadmissible, mais c’est malheureusement la conséquence d’une politique de destruction de notre système de santé menée par des gouvernements au chevet des intérêts privés.

Réquisitions !

La situation critique de l’épidémie force les hôpitaux privés nantais à se réorganiser pour venir au soutien du CHU. Mais la coordination se fait lentement à cause de nombreux obstacles managériaux. La clinique Jules Verne n’a pris en charge un premier patient atteint du virus que lundi 6 avril. Et ce n’est que depuis cette semaine que certaines opérations chirurgicales urgentes que le CHU ne peut plus assurer sont réalisées par les cliniques privées.

Il est nécessaire que les établissements de santé privés soient réquisitionnés et entièrement soumis à la gestion publique de façon définitive afin de répondre efficacement à cette crise et d’anticiper de prochaines épidémies.

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