Manifestation des Gilets jaunes : toujours la répression et l'arbitraire

Ce samedi 12 septembre, un appel national a été lancé par les Gilets jaunes pour manifester partout contre un système qui oppresse, pollue et creuse les inégalités sociales. Fidèle à sa politique répressive et arbitraire, le gouvernement et sa police ont procédé à des arrestations dites « préventives » le matin même dans toutes les grandes villes.

A Paris, près de 130 personnes ont été violemment interpelléEs avant midi et plusieurs Gilet jaunes arrêtéEs. Parmi elles et eux, deux camarades marseillais, David et Olivier. Ils ont été libérés après 30 heures de garde à vue. Il leur a été reproché « d'avoir participé sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou de dégradation de biens, circonstance que les faits ont été commis en réunion. »

« Les faits matériels c'est la présence dans nos sacs de casque, lunette de protection et masque anti-gaz à cartouche (caractérisé comme arme de catégorie D). La substitut du procureur de la République a décidé de ne pas donner de suite judiciaire à la présente procédure, à la condition que nous ne commettions pas une autre infraction dans un délai de 6 ans et qu'à défaut, nous serons poursuivi devant le tribunal. On m'a dit qu'elle me “faisait une fleur” »… a expliqué David.
Olivier a eu, en plus, une interdiction de présence à Paris pendant 6 mois,
sans plus d’explications.

Manifester est un droit, il est même le plus sacré et indispensable des devoirs. Si le gouvernement espère ainsi décourager les mobilisations contre sa politique et son monde, il se trompe une nouvelle fois. Face à la répression sociale qui s'accompagne de violence, nous resterons déterminéEs et uniEs.

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