Les flics sur le dos des travailleurs/ses de la centrale thermique de Gardanne en grève

Les bandes armées du pouvoir étaient bien nerveuses ce jeudi 13 février, à Marseille et dans le département. Alors que la manif à l’appel de la CGT, avec Solidaires et FSU, allait partir de la Porte d’Aix, le Secrétaire de l’UD CGT annonçait au micro que la manif était annulée (une première !) en raison de l’encerclement de la Centrale thermique de Gardanne, en grève depuis plusieurs mois pour sa sauvegarde, par un déploiement démesuré de flics, avec menaces de perquisitionner le local syndical…

Les manifestantEs étaient ainsi appeléEs à se rendre les plus nombreux possible, et par tous les moyens, en soutien aux travailleurs/ses de la centrale, à 25 km de Marseille. Moins d’une heure après, 3 à 400 militantEs (CGT, Solidaires, FSU, NPA, PC...) se retrouvaient à l’entrée du site… abandonné entre temps par les flics. En chemin, le Secrétaire de l’UD avait averti le Préfet que si le dispositif policier n’était pas levé dans l’immédiat, la CGT ne laisserait pas faire. Finalement, quand on montre sa détermination, ça paie ! Le rassemblement a pris fin après des prises de parole très combatives de l’UD CGT et du syndicat de la centrale.

Dans l’après-midi, la police est encore intervenue contre des militantEs. À l’initiative du collectif de défense des hôpitaux Sud (UL CGT Marseille Sud, FI, NPA, PC, ANC), avec le soutien de l’Union Santé Départementale CGT, de divers établissements publics ou privés et de nombreux territoriaux, se tenait une action de « décoration » du local de campagne du candidat LREM aux municipales.

1000 à 150 militantEs procédaient pacifiquement à un collage d’affiche sur la façade et se retiraient dans le calme quand plusieurs agents de la BAC équipés de bombes lacrymo, interpellaient de force un syndicaliste retraité (libéré sous pression des manifestantEs), et le responsable de la Coord’ Services publics CGT, qui en début de soirée était toujours dans les locaux de la police.

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