Groupe Airbus : crash sur les emplois

Le groupe Airbus réunit trois entités : les avions civils (Airbus Avions), le militaire et les satellites (Airbus Défense et Espace) et les hélicoptères (Airbus Hélicoptères). Les fonctions de direction du groupe, ainsi que la recherche transverse aux activités du groupe et les services administratifs, comme la paie, ce qu’on appelle « les services partagés », sont assurées par des salariéEs au statut Airbus...

 

Déjà l’année dernière, les fonctions de direction, jusqu’alors partagées entre Paris et Munich, ont déménagé à Toulouse. Quant aux services partagés, ils ont déjà subi une réorganisation rude, avec regroupement à Toulouse.

La direction du groupe Airbus affirme maintenant sa volonté de centraliser davantage, dans une logique d’économies sur l’emploi : l’entité groupe Airbus fusionnera avec l’entité Airbus Avions, entraînant des coupes franches de plus de 1100 postes. De plus, les salariéEs du groupe qui resteront devront changer de statut. Visiblement, le temps presse : tout cela est planifié à mi-2017 !

 

Financés par des fonds publics ?

La recherche, notamment le site de Suresnes en banlieue parisienne, semble payer le prix le plus fort, avec plus de 500 suppressions de postes et la fermeture programmée du site de Suresnes. En plus de la casse sociale, avec perte de postes et obligation de déménagement des salariéEs, ce plan démontre la politique du groupe par rapport à la recherche : de moins en moins de recherche en interne, avec de plus en plus de recours aux Instituts de recherche technologique (IRT), des centres de recherche publics, fonctionnant en partenariat avec les entreprises, financés surtout par des fonds publics. Bref, non seulement on casse des emplois, mais en plus on profite du denier public...

L’affaire reste à suivre : l’avenir de la recherche, les familles qui devront déménager, voire même des licenciements secs, qui sait ? La direction de ce groupe prospère n’a pas dit son dernier mot. Gageons que les salariéEs non plus !

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