Grenoble (38) : La ville à deux vitesses !

À l’appel des associations de quartier, des syndicats Solidaires, CGT et FO de la mairie, nous nous sommes retrouvés à 300 devant l’hôtel de ville de Grenoble ce lundi 11 juillet à l’heure du conseil municipal.

Beaucoup étaient des participants des Nuits debout, des syndicalistes, des libertaires, des habitantEs des quartiers populaires, quelques militantEs PG et PCF, ou encore CNT. Le NPA était présent avec tracts et journaux, un vrai succès : la couverture du journal représentait la fameuse fresque de Grenoble, détruite le matin même !

Les raisons de la colère ? L’État, sous prétexte de pacte de stabilité, diminue de manière drastique sa dotation, ce qui est évidemment scandaleux. Mais tout en s’affirmant contre cette politique austéritaire, les élus de cette municipalité EÉLV-PG-Ensemble et non encartés, l’appliquent, et d’abord contre les quartiers et leurs habitants les moins riches !

La manifestation jusqu’au sein du conseil municipal

En effet, ils ont décidé d’un « plan de sauvegarde des services publics »... avec notamment la fermeture de trois bibliothèques de quartiers populaires, celle d’une maison des habitants, la réduction drastique du service de santé scolaire qui joue un rôle essentiel de prévention sanitaire et sociale, l’augmentation des tarifs de piscine, de restauration scolaire, la suppression de deux centres culturels, la diminution de subventions aux associations, la réduction des moyens des services, etc. Tout cela accompagné de la suppression de 100 à 150 postes d’agents sur deux ans !

La colère s’est ensuite manifestée à l’intérieur même de la salle du conseil municipal, où 60 personnes représentant assez fidèlement la variété des manifestantEs, ont pu entrer et empêcher la tenue du conseil. Les élus de la majorité sont sortis, les militantEs ont bien évidemment refuser de discuter avec ceux de la droite et du PS (se proclamant « opposition de gauche », on rêve !). Le maire a fait annuler la séance du conseil municipal reportée au lundi 18.

Malgré la période estivale, plus propice aux mauvais coups des gouvernants qu’aux manifestations, nous y serons et touTEs ensemble !

Roseline Vachetta

 

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