Carton plein pour la fête des grévistes de la BnF contre la « réforme » !

Qui a dit que les bibliothécaires ne savaient pas faire la fête ? Samedi 15 février le CICP, avec le soutien de la librairie Quilombo, ouvrait généreusement ses portes aux grévistes de la Bibliothèque Nationale de France ( BnF) pour leur première fête de soutien. 

Deux espaces étaient prévus, avec d'un côté un DJ set assuré par Tarik (des désormais presque célèbres soirées Marx, Engels, Lénine et Beyoncé) qui leur a fait l'amitié de venir jouer en solidarité et, de l’autre, un espace repas plus calme ou les gens pouvaient se retrouver autour d'une délicieuse cuisine libanaise maison.

Un monde de dingue !

À l’arrvée, c’est l'ensemble du rez-de-chaussée de CICP et une bonne partie du trottoir qui auront été nécessaires pour accueillir l'afflux inattendu de personnes venues à la soirée ! Toutes celles et ceux qui ont croisés la route des grévistes de la BnF depuis le début de ce mouvement s'y étaient donné rendez-vous (Arts en grève, les bibliothèques en lutte, Finances publiques, Jeunesses et sports et tant d'autres...) ! Un carton plein pour les grévistes de la BnF qui, victimes de leur succès, ont presque peiné à assurer le bar et la cuisine face à l'affluence. Plus de 300 personnes sont passées ce soir-là, certaines juste pour participer à la caisse de solidarité, d'autres y sont restés toute la soirée pour manger, danser et passer un bon moment dans un ambiance de détermination et de bonne humeur. 

Un bilan humain et financier plus que positif donc... et des grévistes remontés à bloc et prêts à continuer dès le jeudi 20 février dans la rue ! 

Correspondante

Claude Serfati, économiste, chercheur auprès de l’IRES, est l’auteur, entre autres, de L’industrie française de défense, (Ed. La Documentation française, 2014) et Le Militaire: une histoire française (Ed. Amsterdam, 2017)

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