Un déconfinement précipité qui va favoriser… la voiture !

Après la marche à pied et le vélo, les transports en commun (quand ils existent !) restent certainement le meilleur moyen pour se déplacer, aussi bien pour des raisons de sécurité que d’écologie.

Mais le déconfinement à marche forcée tel qu’il est « organisé » va provoquer des dégâts collatéraux. En effet, les transports en commun sont – habituellement mais à plus forte raison aujourd'hui avec les conditions annoncées - un lieu propice à la propagation des virus, et de nombreuxEs salariéEs vont se rabattre sur leurs voitures pour aller au boulot. Même le co-voiturage va en prendre un coup.

Certes, partout on nous annonce une augmentation des pistes cyclables mais ça ne suffira pas pour dissuader de prendre leurs voitures celles et ceux qui doivent effectuer de longs trajets.

L’European Heart Journal rappelle que, pour l’année 2019 en France, 67 000 décès sont imputables à la pollution1.

En plus d’un retour en force de la voiture, ce déconfinement va accentuer ce que l’on a déjà observé pendant le confinement : les premiers de corvées, les plus précaires, les plus pauvres, qui n’ont pas les moyens d’aller au boulot à vélo ou qui n’ont pas de voiture, vont devoir s’entasser dans des transports en commun… où ils risquent d’attraper le coronavirus.

  • 1. Le Monde, jeudi 6 mai 2020

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