Le Blanc (36) : une marche à travers le pays pour défendre la maternité

Le collectif CPasDemainLaVeille, qui se bat depuis juin pour la réouverture de la maternité du Blanc, a entrepris une marche depuis le 1er décembre pour arriver le 16 à l’Élysée. 

« C’est pas fini, tous à Paris » est devenu le nouveau slogan du collectif. Le collectif a entrepris une marche depuis Le Blanc pour arriver le 16 décembre à l’Élysée. Même si nous sommes conscients que le président a d’autres choses de plus préoccupantes en ce moment que la fermeture de notre maternité, nous refusons de nous faire oublier et comptons bien faire entendre notre voix à travers le pays.

C’est pourquoi la marche en cours est l’occasion de rencontrer des populations qui subissent comme nous la disparition des services publics et la désertification médicale. 

C’est l’occasion aussi de recevoir des soutiens et de donner de la force à celles et ceux qui souhaitent relever la tête par chez eux. 

Deux semaines de marche

Même si cette marche n’a rien de concluant pour le moment, cette mobilisation, et sa médiatisation, montrent une nouvelle fois l’extrême détermination des habitantEs. Le premier jour, ce sont plus de 200 personnes qui se sont réunies devant notre « Maison amicale » pour entamer la première étape de la marche, dont notamment des Gilets jaunes locaux. 

Parfois accueilliEs chez l’habitantE, parfois par les mairies, les marcheurs et marcheuses arpentent la campagne et organisent de belles soirées musicales ou culturelles joignant l’utile à l’agréable. Une organisation remarquable a été mise en place pour les deux semaines de trajet : voiture médicale, covoiturages pour rejoindre les marcheurs et marcheuses sur une ou plusieurs étapes, programmation au fur et à mesure des groupes de musique, des accueils du soir et des lieux de rencontres... 

Difficile de savoir ce que cette marche pourra provoquer comme électrochoc auprès des autorités, mais nous avons rencontré le nouveau préfet quelques jours après le départ. Une rencontre pour rien car, mise à part sa volonté affichée de montrer qu’il est pour le dialogue, il ne souhaite pas pour autant contredire le discours de l’Agence régionale de santé (ARS) et de la ministre.

En sera-t-il autrement avec Mme Bouygard, directrice de l’ARS Centre-Val-de-Loire ? À notre surprise, nous sommes en effet enfin invitéEs à la rencontrer vendredi 14 décembre. Une première rencontre depuis juin ! 

Les appels incessants à l’ARS pour avoir un rendez-vous et la multiplication des actions ont certainement eu raison de son silence. Affaire à suivre... 

Antoine Godon (NPA 36)

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