La Poste : six mois de grève dans le 92

Le 29 septembre, au théâtre de la Belle Étoile, la photo de groupe était belle : les postierEs qui, depuis six mois, bravent la répression et l’arbitraire patronal pour imposer leurs revendications sur les conditions de travail, et la réintégration de leur représentant syndical, Gaël Quirante.

Le 26 septembre, la grève avait dépassé le seuil symbolique des six mois. Et les différentes interventions des postiers et postières lors la cette soirée « anniversaire » ont montré que, au-delà de leurs revendications immédiates, les grévistes se battent aussi pour leur dignité d’hommes et de femmes qui sont la base de la société, sans qui rien ne peut fonctionner ; la dignité de travailleurEs. 

Difficultés… et détermination

Six mois de grève, ce sont aussi des inquiétudes, des moments difficiles, car la grève affecte directement les familles dans leur quotidien : alors que la direction s’acharne à verser des payes à 0 euro, il faut toujours payer les loyers, honorer les crédits, et vivre au jour le jour. Mais ces difficultés n’entament en rien le moral des grévistes, car touTEs sont bien déterminés à ne pas retourner travailler avant d’avoir gagné.

En cette rentrée, il est plus que jamais possible de gagner car la grève s’est élargie : les postierEs de Châtenay-Malabry ont rejoint la grève reconductible le 18 septembre ; le 25, ce sont les facteurEs du service de collecte d’Asnières qui se sont joints au mouvement ; le 28, c’est la majorité des collègues de Gennevilliers qui ont exercé leur droit de retrait, dont beaucoup d’intérimaires. En effet, ils ont appris que le chef avait entrepris des travaux sur le centre sans consulter le CHSCT alors qu’il y a de l’amiante dans les locaux !

Le 1er octobre, la boîte assigne une nouvelle fois Gaël Quirante en justice pour tenter de restreindre sa liberté de circulation sur les centres, en lui imposant une demande d’autorisation préalable de 48 heures, sous peine de 1 000 euros d’amende et de l’intervention des forces de l’ordre. La boîte pense que si le jugement lui est favorable, les grévistes reprendront le travail. Elle a tout faux : ils et elles sont, plus que jamais, déterminés ! La soirée du 29 l’a montré… Mais pour qu’ils puissent gagner, il est urgent de les soutenir financièrement, en achetant leur calendrier et en versant à la caisse de grève.

Correspondant

https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66, chèques à l’ordre de Sud Poste 92 : 51, rue Jean-Bonal 92250 La-Garenne- Colombe, mention « solidarité grévistes » au dos.

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