La grève des postierEs du 92 se poursuit

Les postiers et postières du 92 sont désormais en grève depuis plus de 6 mois. Jusqu’ici, la direction de La Poste a joué sur le pourrissement de la situation en espérant une reprise des grévistes. 

Dès le premier mois de grève, les grévistes ont reçu des paies à 0 euro. Dans le même temps, la direction refusait d’ouvrir toute réelle négociation. Malheureusement pour elle, la grève a non seulement passé l’été, mais elle s’est élargie à la rentrée, puisque deux nouveaux bureaux ont rejoint la grève reconductible. Le 18 septembre, c’est en effet le bureau de Châtenay-Malabry qui s’est mis en grève majoritaire et a reconduit. Quelques jours plus tard, c’est le service de collecte d’Asnières qui s’est joint au mouvement. Et  depuis une semaine, les facteurEs de Gennevilliers, dont beaucoup d’intérimaires, exercent le droit de retrait, puisque leur chef a eu l’idée d’entreprendre des travaux sur le centre alors qu’il y a de l’amiante dans les locaux, et ce sans consulter le CHSCT ! 

Réussir le rassemblement du 31 octobre

Le 2 octobre dernier, la direction de La Poste a une nouvelle fois été déboutée par la justice dans sa tentative de remettre en cause le statut de représentant syndical de Gaël Quirante et de limiter sa liberté de circulation. Mais elle s’acharne et veut faire appel de cette décision. Le 31 octobre, Gaël est donc à nouveau convoqué au tribunal : les grévistes appellent à un rassemblement, auquel il est important que nous soyions nombreux et nombreuses !

Tenir la grève, fédérer les luttes

Car postiers et postières savent bien qu’ils et elles ne pourront pas gagner seuls dans leur coin. C’est la raison pour laquelle, depuis le début du conflit, ils tentent de multiplier les convergences avec d’autres secteurs en lutte. Le 4 octobre, les grévistes étaient présents auprès de Mickaël Wamen au procès de Goodyear à Amiens. Et samedi dernier, une délégation s’est également rendue à l’action organisée par les McDo en lutte à La Défense. 

Pour tenir ces six mois de lutte, postiers et postières ont également besoin du soutien financier et matériel de chacunE de nous. La solidarité financière doit se poursuivre, en continuant de verser à la caisse de grève, et en achetant les calendriers des grévistes (10 euros, 15 ou 20 euros prix de soutien). Un comité de soutien se réunit également tous les mardis à Paris : il est important d’y participer et d’essayer de développer ces initiatives un peu partout, car c’est aussi grâce à cette solidarité que les grévistes pourront gagner face à la direction de La Poste. 

Correspondant

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