Un tournant dans la grève des urgences du CHU de Besançon

Les cinq infirmières de l’équipe de nuit du service des Urgences du CHU de Besançon ont été mises en arrêt de travail lundi 24 juin par leur médecin respectif.

Le service des urgences du CHU est en grève depuis six semaines. C’est la suppression d’un poste d’infirmière de nuit et l’augmentation continue de l’activité qui sont à l’origine du mouvement. Ce service a rejoint les plus de cent services d’Urgences en grève dans tout le pays. Des délégué.e.s ont été envoyé.e.s au collectif Inter-Urgences qui se réunit à Paris.

En réponse à ces arrêts de travail, la direction est allée chercher des infirmières dans divers services de l’hôpital pour faire fonctionner les Urgences de nuit, désorganisant au passage les services d’origine de ces remplaçant.e.s.

Mais aucune réponse n’est apportée aux légitimes revendications du personnel épuisé, à bout.

Le mouvement continue donc. Il concerne toute la population car nous sommes toutes et tous susceptibles d’aller un jour nous faire soigner à l’hôpital.

La politique d’austérité appliquée depuis des années au service publique de santé montre ainsi son répugnant visage : celui de soignant.e.s contraint.e.s de mal faire leur travail, ne se reconnaissant plus comme  soignant.e.s, n’ayant plus une minute pour réconforter un.e patient.e, pour apporter le bassin à un autre ou même pour aller boire un verre d’eau ou aller aux toilettes. Celui aussi de patients maltraités dont certains peuvent mourir sur des brancards dans un coin de couloir.

Quand nous disons que le système capitaliste tue, ce n’est pas une vue de l’esprit !

Le soutien du NPA aux grévistes et aux malades (personnel comme patients) du CHU de Besançon est total et inconditionnel.

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