Toulouse : L’hôpital est en train de craquer, des moyens tout de suite !

A Toulouse et en Haute-Garonne, la situation de l’hôpital est critique. Les urgences de Purpan sont fermées à l’accueil de nouveaux patients depuis le milieu de la nuit suite à un mouvement de grève et de nombreux arrêts maladie. Les personnels des urgences de Saint Gaudens sont en grève, comme ceux des urgences de plusieurs cliniques privées. Les urgences de Rangueil et celles des cliniques privées où tous les patients sont déviés débordent inévitablement et la situation va se dégrader dans la journée. A Purpan toujours, faute de personnels, le nombre de lits fermés explose et plusieurs services sont à l’arrêt comme par exemple en traumatologie : 99 lits fermés sur 230 avec de nombreuses interventions annulées.

A trop avoir tiré sur la corde, gouvernement et direction du CHU de Toulouse sont dans une impasse et sont les premiers responsables d’une situation de danger grave et imminent pour l’ensemble de la population du département. La seule solution qu’ils ont apportée durant la nuit a été de tenter d’intimider les représentants du personnel en envoyant un huissier. C’est une honte !

L’intersyndicale du CHU (CGT, CFDT et SUD) est mobilisée auprès des personnels grévistes et en arrêt maladie pour épuisement. Ils appellent les agents et leurs soutiens à se réunir aujourd’hui à 14h à Purpan (communiqué ci-dessous). A leurs côtés, le NPA 31 soutien les personnels mobilisés et la grève. Il exige des mesures immédiates, notamment l’embauche de 1500 personnels supplémentaires nécessaires au fonctionnement normal de l’hôpital public. En l’absence de réponse, la démission de la Ministre pour mise en danger de la population et des agents de l’hôpital, deviendra une mesure de salubrité publique.

Toulouse, le 3 octobre 2019

Extrait du communiqué du collectif interurgence de Toulouse (CGT, CFDT, Sud) :

L’administration du CHU de Toulouse, alors que la situation est plus que critique comme la semaine dernière, n’a trouvé comme occupation cette nuit que de tenter de déloger les représentants du personnel dont un membre du conseil de surveillance qui étaient présents pour rédiger une procédure de danger grave et imminent pour saisir le directeur général. Avec les vigiles (qui ont eu la dignité de ne pas intervenir) et même un huissier venu relever les identités… Pour mener la guerre au personnel, il y a des moyens, pour embaucher il n’y en a plus !!! Heureusement, les représentants du personnel ont le droit d’être présents auprès des agents qui les ont saisis. Surtout au vu des raisons: absence de la moitié du personnel, recrutement à la va vite de soignants non formés sur les urgences… en bref mise en danger du personnel et des patients.Ce jour jeudi 3 octobre, à 7h, la quasi totalité de l’équipe soignante des urgences est absente pour la journée. La situation est grave, les urgences ferment et plus de 100 lits de traumatologie, d’orthopédie, de rhumatologie d’hématologie et de médecine interne également. De nombreux services sont également mobilisés: hôpital des enfants, agents de sécurité, Salies du Salat etc…

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