Sécurité sanitaire : plus enfumeur... tu meurs !

Une enquête de Libé prouve définitivement que la politique « zéro stock » sous Sarkozy, Hollande et Macron a fait baisser en 10 ans les réserves de masques chirurgicaux de 1600 millions à 117 millions et à zéro pour les FFP2 des soignant·es (Libération, 27/04/2020). Des économies qui ont - un peu - contribué à financer des cadeaux aux patrons.

Le Directeur Général de la Santé mentait en niant toute pénurie. Pas grave, puisque les masques, comme les dépistages étaient « inutiles ». D’ailleurs, « le système hospitalier a tenu ». Le 13 avril, dans le rôle du bon flic, Macron nous promettait des « jours heureux » après le 11 mai. Le 28 avril, dans le rôle du méchant flic, le 1er ministre nous a placé·es en liberté conditionnelle, sous réserve qu’on reste « raisonnables » et qu’on respecte « la distanciation sociale » : travail obligatoire pour relancer à marche forcée le business, mais rassemblements de plus de 10 interdits pour confiner nos colères. Macron connaît mieux le virus que le comité scientifique qui lui sert d’alibi : inoffensif dans les usines et les centres commerciaux de moins de 40 000 m2 mais dangereux dans les cafés-restaurants, les salles de spectacles et pour les groupes au-delà de 20 personnes (mariages) ou de 15 (écoles). Des hôtels seront réquisitionnés pour abriter les « covid positifs » ; les SDF et migrant·es peuvent crever dans la rue. Le gouvernement nous a plongé·es dans cette situation. Il nous enfume et en profite lâchement pour proroger les mesures liberticides jusqu’au 24 juillet. Alors le 1er mai nous ne nous tairons pas : des moyens pour tous les services publics, retrait de la réforme des retraites, abrogation des décrets sur l’assurance chômage, 300 € d’augmentation pour tou·tes, interdiction des licenciements, liberté de circulation et d’installation des migrant·es… Pas de souci : l’argent, on ira le chercher là où il est !

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