Kremlin-Bicêtre : à l'hôpital, pas de trêve des confiseurs pour la lutte

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Du 27 décembre au 4 janvier, le personnel des urgences pédiatriques de l’hôpital de Bicêtre était en grève. Il réclamait des effectifs supplémentaires afin de pouvoir prendre en charge, dans de bonnes conditions, les enfants qui viennent aux urgences.

Ce service est chaque année débordé en cette période d’épidémies de bronchiolite et de grippe, et le personnel est insuffisant pour accueillir des parents inquiets avec des bébés ou des petits enfants dans les bras. Pas facile de patienter, dans une salle d’attente bondée avec son enfant fiévreux, avant que l’on vienne vous chercher pour une consultation, voire une hospitalisation si nécessaire.

Victoire partielle

Les grévistes revendiquaient l’embauche immédiate d’infirmières et d’aide soignantes pour avoir, en période hivernale, 6 infirmières et 4 aide soignantes pour fonctionner correctement 24 heures sur 24, ainsi que la création d’une unité d’hospitalisation pour prendre en charge les épidémies de bronchiolite et de grippe. 

Après une semaine de grève, où le personnel réquisitionné dans le service par la direction faisait signer une pétition, les grévistes ont obtenu le recrutement de 3 infirmières pour 4 mois afin d’être 5 infirmières, et la garantie d’avoir 3 aides-soignantes en permanence jusqu’à la fin de la période hivernale.

Pour des raisons d’économies, la direction de l’hôpital cherche partout à réduire au maximum les effectifs et ferme des lits faute de médecins et de personnel hospitalier. Elle ajuste le personnel hospitalier en fonction d’une estimation des problèmes médicaux présents ou à venir, comme le ferait une entreprise privée. Ainsi, une note de service indique qu’un pic de grippe étant attendu, il faut « faciliter la sortie des patients » et prendre un ou deux patientEs dans les services en plus, lorsque cela est possible. Mais à propos des effectifs supplémentaire nécessaires – aide soignantes ou infirmières –, rien n’est indiqué ! 

Les grévistes des urgences pédiatriques, par leur mouvement, ont obtenu des effectifs en plus au pied du sapin de Noël. Une victoire encourageante. 

Correspondant

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