Dans nos luttes faisons s’épanouir le Printemps de la psychiatrie !

Le Mouvement « Pour un Printemps de la psychiatrie » appelle à une journée de mobilisation nationale le 21 mars. Il fait suite à la manifestation du 22 janvier à l’appel des Pinel d’Amiens et de la Psychiatrie Parisienne Unifiée rejoints par des délégations du Havre, du Rouvray, de Niort, des associations de patients et de familles, l’Union Syndicale de la Psychiatrie (USP), la fédération SUD, des syndicats CGT et beaucoup d’autres...

Le 5 mars, à Toulouse, les salariéEs de la psychiatrie ont déjà manifesté et se sont fait gazéEs devant l’ARS. Ce même jour, le collectif « Psychiatrie Normande en lutte » avec les sections syndicales CGT, SUD, CFTC et CFDT de Rouen, les perchés du Havre, des salariéEs de Pontorson, Vire, Caen, Évreux et aussi les Blouses Noires de Rouen et Caen, ont réuni avec succès une bonne centaine de personnes rejoint par des collègues du médico-social devant l'ARS à Caen. Leur assemblée générale a appelé à ce 21 mars.

Malgré les annonces de Macron et de Buzyn, la psychiatrie publique reste sinistrée !

Les 100 millions d'euros annoncés par la ministre ne suffiront pas à éteindre la colère. Depuis trop longtemps les politiques libérales créent des déficits artificiels pour en finir avec la psychiatrie publique et ses valeurs d’égalité, de proximité, de gratuité et de solidarité. Étrangles par des budgets insuffisants, les hôpitaux sont au bord du gouffre et quand cette mission de service public arrive encore à être réalisée, c’est uniquement grâce aux professionnels qui ont beaucoup (trop ?) cédé sur leurs conditions de travail en raison de leur empathie pour les patients et de leur conscience professionnelle,

Depuis plus un an des salariéEs de plusieurs hôpitaux psychiatriques ont menés des luttes radicalisés et déterminés, pour certains en mettant leur vie en danger. Des collectifs syndiquéEs -non syndiquéEs se sont construits devant la non réponse à leurs revendications, l'absence de volonté et l'incapacité des directions de fédérations syndicales à soutenir et coordonner efficacement les luttes.
Toutes ces mobilisations font suite à la dégradation considérable des conditions de travail et de soins, mais au delà de la revendication de plus de moyens, la question du «bien soigner», de la nécessité d'avoir du temps pour dispenser du soin, pour accueillir la souffrance, pour se former sont bien présents.

Ensemble : faire converger les luttes, mobiliser toutes les forces

Pour faire reculer ce gouvernement toutes les forces unies sont nécessaires : syndicats, collectifs syndiquéEs non syndiquéEs, associations de patients et de leurs familles.. La dynamique autour du Printemps de la psychiatrie ne peut qu'aider à la construction d'un mouvement d'ampleur pour sauver la psychiatrie publique, pour reconstruire une psychiatrie humaine, respectueuse, proche, accessible à toutes et tous. La division des forces ne peut que nuire au mouvement. Des sections syndicales CGT et la fédération Sud Santé Sociaux ont appelé à ce 21 mars, il faut souhaiter que la fédération Santé - Action sociale de la CGT, qui a appelé seule à une autre date (le 14 mars) rejoigne le mouvement commun alors que l'unité se construit déjà dans les hôpitaux.

Le NPA et ses militantEs de ce secteur sont parti prenante de cette mobilisation et mettrons leur force pour aider à la construction de ce mouvement car la dynamique engagée autour du manifeste « Printemps de la psychiatrie » ne peut que contribuer à la nécessaire convergence des luttes pour une autre psychiatrie.

Transformons la colère en lutte généralisée, pour stopper l’austérité, pour obtenir des vrais moyens budgétaires, pour redonner du sens à notre travail, et soigner dignement les patientEs.

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