Carhaix (29) : Touraine ne veut aucune contestation...

25 juin 2008, la population de Carhaix remportait une victoire contre Roseline Bachelot, à l'époque ministre de la Santé, en maintenant actifs les services de chirurgie et de maternité condamnés à la fermeture par son plan « hôpital patient santé territoire ».

29 juin 2016, Marisol Touraine s'invite à l'hôpital de Carhaix pour annoncer la mise en place d'un IRM mobile pour 2007. La ministre de la Santé oublie de parler que dans ses valises il y a aussi son plan « groupement hospitalier territoire ». Ce plan prevoit des économies de l'ordre de 10 milliards d'euros dont 2 milliards pour les hopitaux, soit la suppression de 22000 postes en France. En Bretagne, c'est la suppression de 9% des lits soit 728.

Lors de sa venu des militants hostiles à la politique de destruction du service public menée par ce gouvernement lui avaient réservés un accueil. La ministre se croyant en terrain conquis se dirige devant les caméras pour serrer la main des syndicalistes. Aussitôt les slogans fusent : « P comme pourri, S comme salaud, à bas le parti socialo ». Les gendarmes présents en grand nombre se jettent sur un manifestant et le tienne loin de la ministre.

Pendant ce temps, Matthieu Guillemot, conseiller municipale NPA de la ville de Carhaix, interpelle la ministre sur l'instrumentalisation des vitre de l'hôpital Necker en lui affirmant que les vrais casseurs des hôpitaux, c'était bien elle et son gouvernement. Il subira le même sort et sera éloigné de la ministre avant d'être conduit en gendarmerie pour « contrôle d'identité ».

Le gendarmerie et la police jouent désormais un rôle politique, celui d'écarter et de faire taire toute contestation à nos gouvernants.

Correspondant

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