Bordeaux : grève aux urgences de l’hôpital Saint-André

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Les salariéEs des urgences de l’hôpital Saint-André à Bordeaux se sont mis en grève le 27 décembre à l’appel de CGT, SUD et FO. Cela fait des mois qu’infirmierEs, aide-soignantEs et médecins du service réclament en vain du personnel supplémentaire, le remplacement de toutes les absences et de chaque départ du service. 

Rien que dans l’équipe de nuit, 5 des 16 postes ne sont pas pourvus, et la direction oblige le personnel de jour à passer de nuit, change les roulements au pied levé, dégradant les conditions de travail de tous… Une situation devenue intenable.

Grève… et solidarités

Alors, semaine de « fête » ou pas, la quasi-totalité du service s’est mise en grève, médecins compris. Depuis deux semaines, salariéEs et militantEs se retrouvent tous les jours sur le piquet de grève à l’entrée, invitant à signer une lettre-pétition, discutant avec les usagerEs, les visiteurEs, les familles, et les gestes de sympathie sont nombreux. Des tournées sont organisées dans les services, trouvant la solidarité des collègues dont certains passent soutenir sur le piquet. Des actions ont aussi été menées en ville pour alerter la population sur les conditions d’accueil et de soins.

Les grévistes exigent des embauches, l’arrêt de l’alternance jour-nuit, le respect des roulements, l’arrêt du recours à la précarité et la titularisation de tous les précaires. 

Des liens se sont naturellement tissés avec les collègues en grève à l’hôpital Pellegrin, un autre hôpital de Bordeaux, où des salariéEs contestent depuis le 7 décembre le mode de décompte des absences que la direction veut imposer aux personnels en horaires dérogatoires. Une situation qui touche aussi des salariéEs de Saint-André. La visite régulière de grévistes de Pellegrin à ceux de Saint-André, les échanges militants, les coups de klaxons et gestes de solidarité des pompiers et autres ambulanciers, encourage tout le monde à relever la tête. Les collègues se convainquent mutuellement qu’il est possible de prendre ses affaires en main, de militer pour des intérêts collectifs. 

À l’heure où nous écrivons (8 janvier), les grévistes viennent d’apprendre que la direction va enfin les recevoir. À suivre…

Correspondantes

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