Une condamnation à la prison pour les militantEs de Nice

Un pas de plus a été franchi la nuit passée à Nice dans les atteintes aux libertés publiques avec le procès de quatre militantEs syndicalistes : deux mois de prison avec sursis pour Delphine, Dany et Alec, six mois pour notre camarade Olivier pour des accusations infondées de violence, outrage, rébellion et insultes, sans compter les 6 750€ de dommage et intérêts. Ce jugement fait aussi peser une menace de radiation pour les fonctionnaires.
 
À partir de 13h près d’une centaine de militantEs sont venuEs soutenir leurs camarades inculpéEs. Une mobilisation à l’appel de la FSU et de Solidaires avec le soutien de nombreuses organisations dont la CGT Éducation, Attac, la LDH, SOMICO 06 (Solidarité MigrantEs). Au niveau des organisations politiques, le NPA avait mobilisé avec ses drapeaux, et des militantEs d’Ensemble et du PCF étaient présenEs.
 
Bien que convoquéEs pour 13h30, les accuséEs ne sont passéEs en jugement qu’à partir de 17h, le tribunal pensant décourager les militantEs venuEs soutenir leurs camarades.
 
Cerise sur le gâteau, c’est le secrétaire-adjoint du syndicat de police Alliance qui était, ce matin, l’invité de France Bleu Azur pour commenter le procès.
Les Alpes Maritimes continuent à être le laboratoire de la répression tout azimut et de l’installation d’une société de plus en plus policière et sécuritaire.
 
Ce verdict crée un précédent qui menace toute liberté d’expression lors de manifestations. Les avocats se réuniront prochainement avec les condamnéEs pour examiner la possibilité d’un appel.
 
Quel que soit la décision le NPA sera aux côtés des militantEs condamnéEs pour poursuivre le combat pour la liberté d’expression.
 

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