Souscription du NPA : le coût de l’indépendance et de la radicalité

Comme chaque année à la période automnale, le NPA a du mal à boucler ses fins de mois. Serions-nous trop dépensiers ? Loin de là ! C’est juste que, même si nous essayons de minimiser nos dépenses, être présent sur le champ politique et aider à la construction des mobilisations a un coût, a fortiori lorsque des échéances électorales s’annoncent, comme ce sera le cas en 2019 avec les européennes.

Les partis institutionnels perçoivent d’importantes subventions publiques, calculées en fonction des résultats aux élections législatives. C’est ainsi que LREM a reçu, pour l’année 2018, 20,6 millions d’euros, les Républicains 14,4 millions, le PS 7,6 millions, le FN/RN 4,6 millions, et la FI 4,14 millions. Pour le NPA, le calcul est simple : 0 euro ! Nous n’avons en effet pas réalisé suffisamment de voix lors des élections législatives pour avoir le « droit » de percevoir ces subventions. Une faiblesse qui s’explique notamment par le fait que… nous n’avions pas assez de fonds pour nous présenter aux législatives dans un nombre conséquent de circonscriptions, condition sine qua non pour prétendre aux subventions publiques.

En d’autres termes, le système actuel reproduit les inégalités entre les partis, en donnant beaucoup aux plus gros, et (presque) rien aux plus petits. Une certaine conception de l’équité… Nous ne pouvons donc, pour l’essentiel, compter que sur les cotisations des militantEs du NPA et sur le soutien financier de nos sympathisantEs, ainsi que sur la solidarité de toutes celles et tous ceux qui, même s’ils ou elles ne votent pas forcément pour nous, estiment que notre présence dans le débat politique et le soutien que nous apportons aux luttes sont d’utilité publique. 

Le nerf de la guerre 

Notre indépendance politique, notre refus des alliances électorales sans principes, notre détermination à refuser de « lisser » notre discours en reculant sur des principes dans le seul espoir d’obtenir plus de voix, et donc plus d’argent, ont un coût. Un coût que nous assumons, en fonctionnant à l’économie, en comptant sur une prise en charge bénévole de la quasi-totalité des tâches indispensables à nos activités, et en ne salariant qu’un nombre très réduit de permanentEs. Lesquels ne peuvent pas se permettre de partir tous les quatre matins en vacances aux îles Caïmans pour y planquer leur argent. 

Mais ces mesures économes ne sont pas suffisantes pour nous permettre d’avoir des activités et des apparitions à la hauteur des enjeux de la situation, d’autant plus que des élections auront lieu l’an prochain et que, sans être électoralistes – ce serait mal nous connaître –, nous estimons que le NPA aura – avec d’autres, nous l’espérons – un discours et des propositions à faire entendre, contre l’Europe de l’austérité, en solidarité avec les migrantEs, pour une perspective internationaliste. 

L’objectif de notre souscription peut sembler élevé : 1,5 million d’euros. Mais il ne représente, après tout, que le tiers des subventions que l’État verse au FN, et 1/14 de ce que touche LREM…  L’argent ne rend pas tout possible, mais rien n’est possible sans argent : nous comptons sur votre soutien !

Dons (chèques, espèces, CB) sur https ://souscription.npa2009.org

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