Saint-Malo : mai 1968, bien vivant dans les souvenirs et les espoirs malouins

Au moins 65 personnes ont participé vendredi 30 mars à la réunion sur mai 1968 organisée par le comité malouin du NPA, avec la participation d’Alain Krivine.

Ce fut loin d’être, comme l’a précisé Alain Krivine d’emblée, une commémoration et encore moins un enterrement. Nos jeunes et moins jeunes camarades qui animaient la soirée ont immédiatement fait le pont entre le formidable mouvement de mai 1968, les 7 millions de grévistes pendant plus d’une quinzaine de jours et la situation actuelle marquée par les actions multiples, engagées par les cheminotEs, les postierEs, les étudiantEs, les personnels des hôpitaux et des EHPAD… Jean-Pierre, un facteur malouin en grève comme nombre de ses collègues d’Ille-et-Vilaine, a concrétisé cette analyse en exprimant avec force la colère et le ras-le-bol des postierEs face à la destruction de leur métier et à la dégradation inacceptable du service rendu aux usagerEs.

Dans une intervention synthétique, Alain Krivine a retracé les forces et les limites de « l’explosion révolutionnaire » de mai 1968, en renvoyant à la nécessité de coordonner les mouvements actuels de manière à construire une alternative anticapitaliste crédible. Le débat a permis de revenir sur certaines questions, dont celle du contexte international de 1968, et illustrer – grâce à un très bon diaporama – l’impact de la grève générale dans la région malouine.

Avant de se quitter au chant de l’Internationale, un camarade du comité du pays malouin a appelé à la constitution d’un collectif d’usagerEs pour le soutien aux grèves des cheminotEs et des postierEs et en défense des services publics. À noter qu’une collecte en faveur des postierEs grévistes d’Ille-et-Vilaine a été faite à la sortie de la réunion : 100 euros seront ainsi adressés à une caisse de grève.

Correspondant

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