Jordan Bardella et le RN : bruits de bottes, bruits de casseroles

À 23 ans Bardella possède déjà toutes les ficelles de la vieille politique : « Je ne suis mis en cause nulle part par la justice française » ou encore « A un mois des élections on essaie de salir ma candidature ». On croirait entendre Fillon pendant la présidentielle.

Il avait pourtant soigneusement oublié cette ligne à son CV, assistant parlementaire pendant 4 mois, à mi-temps avec un coût pour le contribuable européen de 10 444 euros. Pourquoi ? Parce qu’en plein scandale des emplois fictifs au RN, il aurait préféré ne pas être éclaboussé.

Mais le Canard Enchainé et Challenges ont levé l’affaire : Bardella est soupçonnée par l’office européen de lutte antifraude d’avoir effectué « un usage irrégulier de l’indemnité d’assistant parlementaire ». Lui comme tant d’autre au RN (ex-FN) aurait bien profité du système mis en place pour financer le fonctionnement du parti avec l’argent de l’Europe.

Le détournement d’argent organisé par le FN de l’époque via ses assistants parlementaires fictifs se chiffre en millions d’euros. Un système simple : des assistants payés par Bruxelles qui travaillent en réalité pour le parti en France. Le lièvre a été levé dés 2017 et touche plusieurs cadres du RN, dont Marine Lepen qui est mise en examen.

Le RN montre encore son vrai visage dans cette affaire, celle d’un parti aux idées nauséabondes portées par des escrocs. 

NT

 

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