Fête du NPA 33 : sous le soleil… et pour la lutte !

Le 30 septembre, après les luttes du printemps, la fête du NPA 33 était aux couleurs de la riposte à Macron et sous le signe de l’internationalisme face au drame des migrantEs.

Plus de 175 personnes, jeunes et moins jeunes, dont beaucoup de nouveaux et de nouvelles, ont participé aux trois débats : « Migrants, sans- papiers, travailleurs, un même combat internationaliste », « Jeunesse et classe ouvrière, quelle stratégie pour les révolutionnaires ? » et « Faire vivre la convergence des luttes pour organiser la riposte ».

Des luttes et des perspectives politiques

Au cours de ce dernier, un camarade postier est revenu sur leur dure lutte dans le département pendant plus d’un mois. Les facteurEs ont convaincu et rassemblé bureau par bureau, ont pris leurs décisions en AG de grévistes et ont constamment cherché la convergence avec tous les secteurs présents au débat.

Le camarade cheminot a montré que la grève avait permis, non pas de gagner sur le pacte ferroviaire, impossible avec la stratégie du 2/5 des directions syndicales, mais de mettre en place des AG de tous les métiers, et la naissance sur Bordeaux d’un comité de mobilisation de syndiquéEs et non-syndiquéEs pour mener la grève, défendre le retrait du pacte et la grève reconductible, et pratiquer la convergence des luttes avec d’autres travailleurEs et les usagerEs. Un point d’appui, comme l’intergares de Paris pour les prochaines luttes, pour contrer le dialogue social des bureaucraties syndicales.

Le camarade de Ford a rappelé que leur lutte difficile durait depuis plus de 10 ans, et qu’il n’était pas question de se faire licencier sans arracher tout ce qu’il était possible à la multinationale.

La camarade de la santé a montré que bien des luttes dans les secteurs public et privé avaient été encouragées par les luttes précédentes.

Le camarade étudiant a affirmé que pour être audacieux dans les luttes, il faut se servir de ce qu’il y a de positif dans ces grèves, avec l’aide du parti révolutionnaire.

Ce débat a permis de rendre compte de la nécessité d’un parti utile aux travailleurEs et aux jeunes pour la convergence des luttes, indispensable aussi comme boussole pour des luttes offensives, pour le pouvoir des travailleurEs demain.

Dans son allocution, Philippe Poutou est revenu, en s’adressant entre autres aux camarades et sympathisants de LO présents dans la salle, sur la nécessité de faire entendre une voix anticapitaliste et internationaliste aux élections européennes, face à la remontée des idées réactionnaires en tout genre, en s’appuyant sur les acquis des grèves et mobilisations dont il a été largement question durant la journée.

M.C.

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