En grève et sur les piquets : les jeunes au côté des travailleurEs

Ces dernières semaines, à l’appel des grévistes, beaucoup de jeunes se sont rendus sur les dépôts de bus parisiens pour discuter et participer à leur blocage, malgré une répression systématique. 

Ce soutien aux grévistes, le sentiment qu’ils et elles défendent non pas leurs privilèges mais bien les intérêts de touTEs n’est jamais apparu, dans les mouvements récents, aussi évident. Les semaines à venir diront si les outils que se sont donnés les jeunes jusqu’ici, cadres de rencontre et embryons de coordination, auront convaincu de la nécessité de continuer leurs efforts malgré les fêtes pour continuer à s’adresser à l’extérieur, et venir à la manifestation du 28 décembre. 

Génération lutte hivernale

Au piquet du dépôt de Lagny, près de la porte de Vincennes, le contact est établi entre les grévistes et les lycées voisins qui ont enchaîné les blocus et les manifestations pendant deux semaines. Aux craintes de récupération qui s’expriment parfois chez les lycéenEs mobilisés, se sont succédé les preuves que ce combat ne pourra être remporté qu’en joignant toutes les forces. Leur présence visible à l’avant des cortèges où les travailleurEs sont également de plus en plus nombreux, les débuts de coordination comme à Lyon attestent de la volonté de revendiquer une présence politique au sein du mouvement. 

Les jeunes qu’on entend de plus en plus dans les assemblées générales, qu’ils et elles soient lycéenEs, étudiantEs ou jeunes travailleursE, énumèrent avec la même détermination les nombreuses raisons qui n’en finissent plus de les convaincre que c’est de tout ce système dont ils ne veulent plus. 

Val Romero

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.