Darmanin et Castex à Dijon : sous le signe de la répression !

Ce vendredi 10 juillet, le duo est venu pour son premier déplacement dans une agglomération dijonnaise supposée livrée au « communautarisme ». Dès le départ le ton était donné : visite au commissariat où un petit groupe de manifestant-e-s tentant de dénoncer Darmanin s'est fait copieusement rejeté, contusions diverses...

Marketing policier et calinothérapie municipale

Après l'hommage rituel à la « haute mission » de la police, l'annonce de 20 effectifs en plus était sensée calmer les récriminations. Et pour faire bonne mesure un petit bain de foule au quartier des Grésilles, lieu des principales bagarres. De fait il y avait plus d'accompagnateurs et de notables que d'habitants, en pleines heures de travail ! Il est vrai que durant les 72 heures où les tensions ont eu lieu les habitants ont eu le sentiment d'un laisser faire, propice à remettre en avant la police prise sous le feu des critiques croissantes. Et ensuite un discours avec les maires de l'agglomération, qui réclament aussi des budgets pour les banlieues populaires. Ensuite les ministres se sont empressés de repartir, tandis que le porte parole de Synergie Officiers en rajoutait pour réclamer plus de renforts.

En soirée, 2 raisons de manifester

Nous étions entre 200 et 300 pour dénoncer le scandale de ministres sexistes, dont l'un accusé de viol, venu parader le matin-même à Dijon. On nous met en avant l'intérieur et la justice comme centraux pour assurer les droits des femmes, prendre en compte leurs plaintes ! Dénonçant le «remaniement de la honte », la complicité police et justice dans le « non prise en compte des plaintes qui confine à la culture du viol », la manifestation a défilé jusqu'à la préfecture puis au centre ville en réclamant la démission de Darmanin et compagnie.

Mixte et transgénérationnel, avec une large majorité de jeunes femmes, malgré une présence policière démesurée, lourdement équipée, le cortège s'est déroulé sans heurts, dans une ambiance à la fois déterminée et bon enfant, à l'image de l'appel national repris localement par notamment le collectif 25 novembre.

Pour le NPA, nous avons mis en avant également la dimension discriminatoire de ce gouvernement vis-à- vis des migrant-es, dont plusieurs cas ont fait l'objet de mobilisation de soutien dans la même semaine.

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